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150 Réfugiés accueillis à orléans

150 Réfugiés accueillis à orléans

D’ici à la fin de cette semaine, 150 Ukrainiens déplacés suite à l’invasion de leur pays par la Russie devraient arriver à Orléans. Le conseil municipal orléanais a validé, lundi, le principe d’une aide de 100 000 € pour des actions à caractère humanitaire, dont l’accueil de réfugiés ukrainiens fait justement partie
BENJAMIN VASSET
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Des Ukrainiens DOIVENT être conduits cette semaine de Cracovie vers la cité johannique

A lors que la situation humanitaire en Ukraine empire de jour en jour, le conseil municipal d’Orléans a voté, lundi, en urgence, une batterie d’actions dont le montant global pourrait s’élever à 100 000 €. Organisation de collectes et acheminement de dons matériels, achats de biens de première nécessité, versement d’aides et de subventions aux associations caritatives mobilisées pour l’Ukraine ou recrutement de vacataires pour mener à bien ces missions font notamment partie de cette enveloppe. En outre, le nombre d’Ukrainiens déplacés ne cesse de grimper : ils seraient déjà trois millions, principalement des femmes et des enfants, à avoir fui leur pays, tandis que deux millions de personnes seraient déplacés à l’intérieur des frontières ukrainiennes. En Pologne, la ville de Cracovie, jumelée avec Orléans, accueillerait environ 1 000 réfugiés par jour. Cette cité proche de la frontière ukrainienne serait « pratiquement submergée », selon Serge Grouard. Aussi ce dernier a-t-il souhaité faire accueillir par la ville d’Orléans 150 Ukrainiens. Ceux-ci seront véhiculés de Pologne en France par l’intermédiaire de deux cars affrétés par la mairie (ils sont partis ce mardi en direction de Cracovie avec à leur bord du personnel médical et des traducteurs, ndlr) et qui devraient revenir à la fin de cette semaine. Une fois que ces Ukrainiens seront arrivés à Orléans, ils seront soit dirigés vers des familles qui se sont portées volontaires pour les accueillir, soit vers des logements que la mairie mettra à disposition. Les enfants seront scolarisés, ensuite, dans des écoles de la ville. La municipalité souhaiterait pouvoir les regrouper pour qu’ils se sentent le moins isolés possible : à voir si l’Éducation nationale suivra ces orientations. De même, les familles qui accueilleront ces Ukrainiens bénéficieront d’un accompagnement adéquat (CCAS, associations…), car l’on peut aisément comprendre que cet accueil nécessitera beaucoup de bienveillance, de tact et d’empathie. Par ailleurs, Serge Grouard se rendra lui-même à Cracovie dans les prochains jours pour « s’assurer de la bonne réception de l’aide fournie » par Orléans. Le conseil municipal dans son ensemble a validé l’ensemble de ces actions à caractère humanitaire. Baptiste Chapuis, élu socialiste d’opposition, a en outre indiqué que les « mesures symboliques » qui avaient en ce moment cours à Orléans et dans toute la France – comme le pavoisement de la rue Jeanne d’Arc, par exemple – « pouvaient faire du bien » aux personnes restées sur place et qui recevaient ces images. Après avoir expliqué qu’elle voterait cette délibération, la conseillère municipale communiste Dominique Tripet a aussi demandé qu’à l’avenir, une solidarité similaire puisse s’organiser vis-à-vis d’autres populations déplacées et fuyant la guerre dans leur pays, comme l’Afghanistan ou la Syrie. « Il n’y a pas que l’Ukraine », a sobrement rappelé Dominique Tripet, en souhaitant également que la mairie d’Orléans soit attentive aux cas des femmes ukrainiennes arrivant en Pologne – pays où l’IVG est presque totalement interdite depuis plus d’un an – après avoir potentiellement subi des viols. Répondant à la première remarque de l’élue communiste, Serge Grouard a justifié l’aide expresse d’Orléans par le fait que, s’il y avait des crises et des guerres partout dans le monde, « il s’agissait, dans le cas de l’Ukraine, d’une situation qui se passait à côté de chez nous, tout près ». « Et j’ai l’absolue conviction que nous ne pouvons pas rester spectateurs », a conclu le maire d’Orléans, convaincu que le « processus de décision » nécessaire pour mettre ce type d’actions humanitaires était plus efficace à l’échelon municipal que métropolitain. 

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