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Dans le Centre-Val de Loire, une saison en enfer

Dans le Centre-Val de Loire, une saison en enfer

Des températures caniculaires cet été alliées à de faibles précipitations…
La rédaction
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Désolé pour les éco-anxieux, mais cet été 2022 ne sera pas en mesure de les rassurer. Comme partout en Europe, finalement, le Centre-Val de Loire et l’Orléanais ont connu trois mois littéralement suffocants, symbolisés, à Orléans, par des pics de température absolument démentiels : 37,9 °C au mois de juin, 38,2 °C en juillet et 35,9 °C en août. Pour rappel, les températures maximales moyennes oscillent normalement entre 25,2 et 25,4 °C à Orléans durant ces mois d’été… Une situation qui ne se circonscrit évidemment pas à la capitale de région : « À Châteauroux on a maintenant le climat d’Agen », compare sans rire Olivier Renard, président de l’association Météo Centre, forte de 136 adhérents et d’une dizaine de bénévoles, qui relève des données météorologiques sur l’ensemble du territoire régional. D’ailleurs, les températures égrenées plus haut ne sont pas les seules à indiquer que nous avons vécu, en région, un été particulièrement violent : ainsi, durant l’année écoulée, c’est-à-dire entre août 2021 et août 2022, le territoire a bénéficié d’un niveau d’ensoleillement supérieur de 35 % à la moyenne. La pluie fut ainsi la grande absente de l’été, entraînant une sécheresse perceptible à l’œil nu. « Les arbres sont d’ores et déjà passés en situation automnale », constate Olivier Renard, alors que les feuilles mortes se ramassent effectivement à la pelle, déjà, dans les rues de la métropole orléanaise.

Dans vingt ans, un été normal ?

Si à Orléans, les niveaux de pluviométrie au mois de juin se sont globalement inscrits dans les normales de saison, ils furent, par la suite, catastrophiquement bas : 23,8 mm seulement en juillet (soit un déficit de 60 % par rapport aux normales) et 11,8 mm en août ( – 76 %). Mais la sécheresse ressentie et constatée remonte en fait à avant cet été : entre les mois d’août 2021 et 2022, l’année s’est avérée beaucoup moins humide que par rapport aux normales, avec, pour certaines villes de la région Centre-Val de Loire, des déficits de pluie équivalant à un mois de précipitations. « S’il ne pleut pas durant l’hiver qui vient, nous devrons faire face à un plus gros problème encore l’été prochain », prévient Olivier Renard, qui estime à 30 % la pluviométrie supplémentaire nécessaire pour combler les manques de cette année. Or, pour le moment, l’association Météo Centre n’envisage pas « de précipitations excédentaires avant novembre ». « Et pour septembre, nous prévoyons plutôt un mois doux à chaud, avec des précipitations de saison », complète Olivier Renard, constatant les hautes pressions constatées cet été et y voyant un « lien indirect et logique entre les sécheresses et le réchauffement climatique ». Dans un avenir plus lointain, cet amateur confirmé bénévole craint que l’été 2022 puisse être comparé, « dans vingt ans, à un été moyen. Il y aura mieux, mais il y aura pire : avant 2030, on peut voir des records monter à 42 ou 43 °C dans la région Centre-Val de Loire ». Désolé pour les éco-anxieux et ceux qui croient, l’automne arrivant, que le plus dur est derrière nous… 

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