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à orléans, L’expulsion des « marginaux » autorisée
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à orléans, L’expulsion des « marginaux » autorisée

à orléans, L’expulsion des « marginaux » autorisée

Saisi par la mairie d'Orléans, le juge des référés du Tribunal administratif a ordonné, vendredi dernier, « aux occupants sans droit ni titre de l’espace situé sous la salle Jean-Louis Barrault du théâtre d’Orléans de libérer les lieux sans délai avec leurs biens.
G.M
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Marginaux

Lundi matin, à part une vieille chaise et des fleurs fanées en hommage à Antony, poignardé à cet endroit, il n’y avait pas foule derrière le théâtre d’Orléans. Il faut dire que le jugement du Tribunal administratif, tombé trois jours plus tôt, est clair : à défaut de libération spontanée des lieux, la commune d’Orléans va bien pouvoir requérir le concours de la force publique pour procéder à l’expulsion des occupants et procéder, à leurs frais, à l’enlèvement de leurs biens.

La requête de la municipalité faisait état de l’insalubrité du lieu, qui rassemblait jusqu’alors, en journée, quatre ou cinq personnes. Ils étaient, selon la Ville, environ dix à quinze, la nuit, avec leurs chiens, et se montraient agressifs envers les passants et les riverains. Outre les plaintes du voisinage, la municipalité a rappelé qu’un homicide par arme blanche s’était produit sur les lieux, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2021, dans le cadre d’une rixe entre occupants. « L’occupation dure depuis le mois de juin, a justifié Florent Montillot, premier maire-adjoint d’Orléans en charge de la Sécurité. Ce ne sont pas des sans-abri, mais des marginaux alcoolisés. » L’élu a indiqué que tout avait été fait dans les règles, notamment la notification de la procédure aux occupants. « Nous avons rendez-vous avec la préfète en début de semaine, a rappelé Florent Montillot. L’objectif est d’engager la procédure. »

« Déplacer » la pauvreté ?

Le lieu servant de squat étant à l’origine un bassin, une remise en eau est possible, mais pour l’heure, « quelle que soit la solution choisie, l’accès sera barricadé le temps des travaux. » La décision, bien que comprise par Jérôme Schenck, fondateur de l’association Les Mains tendues, est cependant source de craintes pour les maraudeurs. « L’un de nos bénéficiaires fréquente ce squat et c’est une personne fragile, dit Jérome Schenck. Il faut la présence des professionnels de l’unité mobile de psychiatrie. Les expulsions posent aussi la question d’un hébergement dans le temps et celle du déplacement de la pauvreté. »

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