Matthieu Schlesinger, le maire d’Olivet, a présenté son plan de bataille pour la mandature 2020-2026. Réélu dans un fauteuil en mars 2020, il s’est bâti, depuis le mois de juillet dernier, l’image d’un empêcheur de tourner en rond à la Métropole, ou du moins de premier opposant à la gouvernance Chaillou/Grouard. Dans sa commune, il veut aussi montrer qu’il a des idées et des méthodes managériales décoiffantes. En gros, lui et ses services se sont projetés sur les six ans à venir pour flécher les sous dont ils disposeraient et les projets qu’ils pourront mener à bien sans obérer les finances de la ville. « Nous, on se donne les ambitions de nos moyens, et non pas l’inverse », lance le maire d’Olivet, qui prévoit de débloquer entre 50 et 56 M€ d’investissements sur cette mandature. « Sous la précédente, nous en étions arrivés à 42 M€. Là, nous augmentons le curseur, parce que la commune est bien gérée, parce qu’il y a une reprise de dette par la Métropole », et parce que le plan de relance gouvernemental va abreuver sa commune en nouvelles dotations. 

Jusqu’en 2026, 115 projets vont donc devoir s’achever à Olivet. « Une petite dizaine sont déjà finis, et une cinquantaine sont déjà ouverts ». Le maire veut qu’ils soient tous bouclés d’ici les cinq prochaines années, et qu’il n’y ait pas d’excuses. « Les retards viennent souvent du fait qu’au départ du projet, on ne se donne ni rendez-vous, ni budget clair », affirme Matthieu Schlesinger, qui table sur sa « méthode » autour de « fiches-projets où sont indiquées les objectifs, les budgets, les calendriers et les évaluations à venir ». 

Revoir le Donjon

La semaine dernière, le maire d’Olivet a donc présenté les premiers projets qui devront être aboutis d’ici la fin de l’année 2023, et qui représenteront 80 % des actions de l’ensemble du mandat. Trois volets : la transition écologique, la « ville de demain », et les « services de la mairie en faveur des Olivétains ». Dans le premier volet, la mairie annonce qu’elle dépensera 20 000 € par an pour la rénovation des berges du Loiret. Elle va aussi mettre sur pied une régie agricole d’herbes aromatiques (plantation en mai 2021), prévoit de créer des îlots de fraîcheur dans la commune et des cours « oasis » dans les écoles (la première en mars 2022 dans l’école du Poutyl). Elle va  également lancer des études pour la rénovation énergétique de ses bâtiments, « en cherchant des labels ambitieux ». 

Autres engagements sur les trois ans à venir : l’ouverture d’une maison médicale au Larry à l’automne prochain, le lancement de la concession d’aménagement d’un « éco-quartier ambitieux » à la Vanoise en 2021 ou la poursuite des travaux de la grande ZAC du Clos du Bourg. Enfin la Ville, qui va créer pour la première fois de son histoire un budget participatif de 50 000 €, annonce l’ouverture d’un nouveau skatepark (emplacement encore non-décidé) d’ici novembre 2022, ou encore l’inauguration d’un ciné-club à L’Alliage l’an prochain. Sur le plan de la culture et des loisirs, outre la création d’un nouvel événement culturel à l’été (La Bamboche, ndlr), Matthieu Schlesinger veut mettre en valeur le parc du Donjon. « C’est notre bel endormi, exprime-t-il. Il a un peu vieilli et n’est plus aussi beau qu’il y a quelques années. » L’élu prévoit par exemple d’y installer « un jeu avec tyrolienne ». Un programme de rénovation du site devrait être présenté cette année.

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