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Alertes à la bombe à Orléans : « des plaisanteries qui n’en sont pas ! »

Alertes à la bombe à Orléans : « des plaisanteries qui n’en sont pas ! »

Hier soir, la procureure de la République, Emmanuelle Bochenek-Puren, et Thierry Guiguet-Doron, le directeur départemental de la sécurité publique du Loiret, ont fait un point sur les trois alertes à la bombe qui se sont déroulées depuis mardi dans trois établissements scolaires de la métropole. Ils ont également lancé un appel au civisme…
Gaëla Messerli
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Mardi après-midi, vers 14h55, un appel téléphonique menaçant en langue arabe le lycée Benjamin-Franklin donne lieu à l’évacuation de l’établissement scolaire et un confinement du lycée Pothier voisin. Le lendemain mercredi, c’est le collège Max-Jacob, à Saint-Jean-de-La-Ruelle, qui est visé par un appel malveillant et évacué alors que l’établissement reçoit Latifa Ibn Ziaten, la mère d’Imad, assassiné par Mohammed Merah… Jeudi, c’est au tour du collège Etienne Dolet, à Orléans, d’être évacué pour le même motif ! 

De quoi appeler une réaction de la procureure de la République et du directeur départemental de la sécurité publique : « Nous ne prenons pas et nous ne prendrons jamais à la légère ce type de menaces envers les établissements scolaires, aussi bien du côté de la police que du Parquet. Une centaine de policiers de la police nationale comme de la police municipale ont été mobilisées pour le lycée, et une cinquantaine pour chacun des collèges. Nous avons dû faire venir l’équipe cynophile la plus proche, qui est arrivée… des Yvelines ! » En résumé, la « blague » ne fait pas vraiment rire la police… 

Cestrois alertes à la bombe en trois jours ne sont cependant pas liées, affirme Emmanuelle Bochenek-Puren. Grâce aux investigations menées, deux mineurs de 13 ans, scolarisés dans les établissements concernés, ont été interpellés pour les affaires concernant les collèges. Le dernier interpellé concernant le collège Etienne Dolet était encore en garde à vue, hier soir. Le seul dénominateur commun connu pour l’heure est « l’immaturité » des prévenus et « leur manque d’anticipation des conséquences ». Car pour Thierry Guiguet-Doron, il s’agit ici de « répliques ».  

Prison et facture salée

La procureure rappelle que si l’investigation confirme les canulars, « le délit de communication de fausse information est une infraction pénale punie de deux ans de prison et 30 000 € d’amende ». Car au-delà de la réponse pénale, il y a le coût financier de cette mobilisation estimée à près d’une dizaine de milliers d’euros : « la facture peut être amenée au procès. Si c’est un mineur, la responsabilité civile des parents est visée, et leur assurance peut donc jouer ». De quoi sensibiliser les parents sur le sujet… À cela s’ajoutent des conséquences au niveau disciplinaire dans les établissements scolaires. Quelques cas de malaises, des crises d’angoisse et de l’anxiété ont été en effet constatés chez les élèves devant être évacués. Désormais, le message est passé…

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