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CO’Met, atterrissage en juillet

CO’Met, atterrissage en juillet

Malgré la crise sanitaire et les problèmes d’approvisionnement de matières premières qui impactent l’économie mondiale, le chantier de CO’Met devrait être bouclé pour le 15 juillet 2022. Au bord de la RD 2020, c’est un colosse qui grandit actuellement.
Benjamin Vasset
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Depuis quelques semaines déjà, les acteurs du tissu économique orléanais peuvent découvrir, de l’intérieur, les avancées de CO’Met. Vendredi dernier, c’était au tour de la presse et des maires de la Métropole d’être conviés à la visite du plus grand chantier public de la dernière décennie. Alors que celui-ci est entré dans sa dernière année de construction, il n’a été que peu question, finalement, du coût du projet et des dépassements financiers qui ont conduit à faire monter la facture initiale (de 110 à 150 M€ TTC, aux dernières nouvelles). En cette rentrée 2021, ces contingences sont restées à la porte d’un chantier qui mobilise plusieurs centaines de personnes, six jours sur sept.

Pour l’instant, tout est beau

L’idée, pour les élus, est aujourd’hui de montrer qu’avec CO’Met, la Métropole se dote d’un « équipement majeur » et « très impressionnant », qui va placer plus nettement Orléans sur la carte du tourisme d’affaires (avec le Palais des Congrès) et de l’événementiel (avec le Parc des Expositions). Mais la tête de gondole de ce grand projet, c’est bien entendu la grande salle de 10 000 places, qui doit héberger à l’année Orléans Loiret Basket, mais aussi accueillir des rencontres sportives de dimension nationale – voire internationale – ainsi que des spectacles et des concerts de premier choix. « Nous sommes fortement sollicités », a lancé la semaine dernière Christophe Chaillou, le président d’Orléans Métropole, sans dévoiler pour le moment quelles têtes d’affiche les Orléanais pourraient applaudir dans les années à venir. Car avant de publier des noms, il va falloir régler la question du délégataire qui assurera l’exploitation de cette grande salle ainsi que des deux autres équipements connexes faisant partie intégrante de CO’Met. Le dossier sera menée par Charles-Éric Lemaignen, qui a annoncé que la décision serait prise d’ici juillet 2022. Il faudra évidemment jouer serré pour amortir le coût d’un équipement qui aura peu de chances d’être rentable durant ses premières d’années d’existence au moins. À ce propos, et parce que les questions de sous reviennent inlassablement dans ce dossier, les élus se sont engagés à une « totale transparence » si coûts supplémentaires il devait y avoir. « Mais il y a, aujourd’hui, peu de risques de (nouveaux) dérapages », insiste Christophe Chaillou.

Aujourd’hui donc, le chronomètre est lancé jusqu’à la livraison et à l’ouverture – en plusieurs temps – de cet équipement. Le Salon de l’Habitat, en septembre 2022, devrait, si tout se passe bien, être le premier événement majeur accueilli par CO’Met, au Parc des Expositions. Le Palais des Congrès devrait quant à lui être opérationnel en novembre, tandis que l’OLB jouera son premier match dans la grande salle en janvier 2023. On imagine cependant que le premier événement sportif accueilli ne sera pas une banale rencontre de championnat contre Boulazac ou Le Portel. Reste à savoir comment la Métropole et son délégataire voudront faire mousser cette inauguration qui braquera les projecteurs sur Orléans. D’ici là, donc, c’est l’excitation qui domine à mesure que le chantier avance. Certaines forces politiques, à gauche notamment, n’attendent cependant pas le dernier boulon serré pour considérer ce projet comme un « investissement inutile » à l’aune des difficultés économiques et sociales qui s’avancent.

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