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« Coup de frais » sur la patinoire

« Coup de frais » sur la patinoire

La 5e édition du Loire Art Show investit le complexe du Baron, à Orléans, pour deux week-ends consécutifs (11-13 juin ; 18 20 juin). Une immersion graphique dans un lieu en suspens pendant la pandémie actuelle.
C.S
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« Coup de frais » sur la patinoire

Depuis cinq ans, l’association Sacre Bleu et la Ville d’Orléans portent un beau projet, celui du festival Loire Art Show, destiné aux arts graphiques. En vous garant dans le parking du complexe du Baron, sous la patinoire d’Orléans, vous avez peut-être aperçu des murs entiers peints de Gremlins et autres drôles de personnages… Mais attention, on ne parle pas ici de street art : « c’est devenu un terme marketing, souligne Jean-Michel Ouvry, plasticien orléanais et co-fondateur de Sacre Bleu. Au Loire Art Show, des peintres et des plasticiens en tous genres sont exposés ».

D’ailleurs, si les murs du parking ont été colorés à la bombe par plusieurs artistes, dont The Werd, collectif berlinois en vogue dans le milieu, l’étage laisse place à des structures éphémères. Et la patinoire ? « Décongelée » – et ce depuis quelques mois – l’établissement étant fermé à cause de la pandémie : la 5e édition de l’événement prend ainsi ses quartiers à la place de la glace où patinent traditionnellement les joueurs de hockey. Comme un clin d’œil, l’installation du peintre-plasticien-graphiste Alex Pariss semble rappeler la fonte des glaces (de la patinoire ou des pôles ?), face à un immense pingouin bien mal en point… À ses côtés, un autre animal gît, fuyant une enveloppe fabriquée par la société de consommation. Plus loin encore, une étrange boîte de céréales propose de réfléchir à ce qu’il y a dans nos assiettes.

Le Loire Art Show sera « pérennisé »

Ces liens entre certaines œuvres semblent faire écho à notre mode de vie actuel et à l’actualité. La sensibilité des plasticiens rende presque palpable, sans intellectualiser leurs créations, le changement climatique, la destruction de certains milieux et de certaines espèces, la surconsommation. Pourtant, Sacre Bleu n’a pas donné de thématique à son festival : « les artistes doivent garder leurs univers, leurs couleurs, affirme Jean-Michel Ouvry. Il ne faut pas brider la créativité. » En découvrant les différents murs peints et les structures réalisés, on comprend que chacun a écouté son imagination. Mais alors, comment ont été choisis la dizaine de « loustics », comme aime les appeler le créateur de Sacre Bleu ? « Le monde des arts graphiques est un petit milieu, explique ce dernier. On se connaît presque tous. Il faut savoir que la sélection des artistes est déjà quasiment terminée pour les quatre à cinq années à venir ! »

Une aubaine, puisqu’à en croire la mairie d’Orléans, le Loire Art Show va devenir un événement pérenne, toujours dans des lieux différents. Cette année, le complexe du Baron a notamment été choisi pour ses murs immenses. Après les friches de l’hôpital Porte-Madeleine, les vinaigreries Dessaux et l’ancien collège Anatole-Bailly, l’association Sacre Bleu a également voulu « redonner un coup de frais, un coup de jeune » à la patinoire. Seul bémol : sa localisation, quelque peu excentrée. Mais entre les amateurs et la multitude de galeries parisiennes et d’ailleurs intéressées par l’illustration narrative et encore le cartoon, le public pourrait rester au rendez-vous. Les organisateurs espèrent passer le cap des 10 000 visiteurs. λ

 
+d’infos
Loire Art Show #5
Du 11 au 13 juin
et du 18 au 20 juin.
Au parking du Baron
et à la patinoire d’Orléans
DJ Sets de 18 h à 22 h
les vendredis et samedis
Entrée gratuite

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