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De nouvelles archives d’ici 2023 
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De nouvelles archives d’ici 2023 

De nouvelles archives d’ici 2023 

Le Département du Loiret a présenté la semaine dernière le projet de bâtiment retenu pour accueillir d'ici 2023 ses archives départementales. Il se situera au carrefour de l'avenue des Droits de l'Homme et du boulevard Marie-Stuart. 
Gaëla Messerli
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En 2023, les nouvelles archives départementales se dresseront à la diagonale de l’immeuble Le Loiret, situé avenue des Droits de L’Homme à Orléans. Aujourd’hui, ces archives sont réparties sur deux sites, le Couvent des Minimes et la caserne Coligny. Elles sont totalement saturées et inadaptées à la diversité des supports conservés, indiquent conjointement Frédérique Hamm, la directrice des lieux, et Marc Gaudet, le président du Département : « nous accueillons aujourd’hui 32 km de linéaires qui prennent toute la place », disent-ils de concert.

Étant donné qu’il est impossible de réaménager les magasins existants, un nouveau bâtiment va donc sortir de terre, avec la possibilité d’accueillir 25 à 30 ans d’archives. Sur le terrain retenu pour accueillir ce nouvel immeuble, « il y a la réserve foncière disponible pour agrandir notre capacité de stockage, précisent Marc Gaudet et Frédérique Hamm. Il faut en effet savoir que l’on augmente le linéaire de 700 m chaque année en moyenne. » Au-delà du stockage, qui change selon la nature des documents conservés, le lieu a été pensé pour pouvoir accueillir différents publics. Les archives reçoivent en effet « des chercheurs professionnels et amateurs, mais aussi des personnes en recherche de preuve de droit ainsi que des scolaires ou des personnes venant pour les expositions et conférences. »

Les « quatre piliers de la mémoire »

C’est un groupement associant notamment Bouygues Bâtiment Centre Sud-Ouest, Willmotte et Associés, l’atelier des Mathurins et Gilbert Autret qui a été choisi pour réaliser ce bâtiment BBCA (Bâtiment Bas Carbone) de 12 776 m2 répartis sur huit étages et un rez-de-chaussée. Côté matériaux, place au bois et au béton bas carbone, ainsi qu’à des panneaux d’aluminium. L’isolation sera quant à elle réalisée en chanvre, lin et coton. Sur le plan environnemental, le projet prévoit également plus de 2 600 m2 d’espaces végétalisés et des noues paysagères pour gérer une partie des eaux urbaines.

Pour ce qui est de l’architecture, celle-ci a été voulue comme un « signal fort ». Ce bâtiment, tout à la fois « lieu de mémoire collective et de culture, devait répondre à des enjeux urbanistiques, symboliques, environnementaux et techniques », expliquent les représentants du groupement, qui ont conçu cet édifice autour de l’idée des « quatre piliers de la mémoire », avec un rappel à l’aspect des reliures anciennes. Le Département a prévu, dans le cadre de sa construction, d’attribuer à des PME une part des prestations à réaliser et de mettre en place une démarche visant à promouvoir l’emploi des personnes pour une insertion professionnelle durable (15 000 heures travaillées).

Des espaces modulaires

Concrètement, les archives seront accessibles par un hall d’accueil qui permettra de desservir un lieu d’exposition temporaire, une salle de conférence (« avec une cloison mobile pouvant s’ouvrir sur le hall ») ainsi qu’une salle pouvant accueillir des scolaires ou des ateliers de paléographie. Dès le hall, le visiteur pourra admirer une frise du temps numérique permettant de mettre en avant des documents en archives. La salle de lecture permettra évidemment, sinon, de faire ses recherches.

Au-delà de cet espace public, un espace contrôlé permettra de recevoir le public sur rendez-vous, dans des bureaux. L’étage ne sera quant à lui pas ouvert au public, sauf visite des magasins, et l’on y trouvera un espace pour le traitement des différents documents (reliure, numérisation), ainsi que les espaces de conservation. C’est là toute la particularité de ce bâtiment, dont plus de 60 % de la surface servira à la conservation. Il devra donc obéir à des températures et une hygrométrie précises : « le papier se conserve à 18°C et avec 55 % d’humidité, justifie Frédérique Hamm, la directrice des archives départementales. Il supporte dans la journée une variation de seulement un degré. Pour la photo en noir et blanc, c’est 17°C et un taux d’humidité de 45 %… ». De quoi apporter un soin particulier au niveau thermique et à la ventilation de ce bâtiment, qui utilisera le chauffage urbain. Maintenant, rendez-vous au printemps 2023… lovehub

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