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Des millions injectés en région
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Des millions injectés en région

Des millions injectés en région

La semaine dernière se tenait le premier comité régional du Plan de relance en Centre-Val de Loire, organisé par la Préfecture en lien avec la Région et la direction régionale des Finances publiques. En effet, 246 M€ sont dévolus au territoire régional. 116,6 M€ sont déjà fléchés vers des projets écologiques.
Gaëla messerli (avec b.v)
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La relance sera écologique ou ne sera pas. C’est en tout cas une des conditions sine qua non du Plan de relance régional présenté par Simon Karleskind, sous-préfet à la relance arrivé en fin d’année en Centre-Val de Loire. Les chiffres, pour ce premier point d’étape du Plan de relance en région Centre-Val de Loire, sont parlants : en effet, sur les 246 M€ alloués par l’État à la région, l’écologie arrive en tête des dépenses, avec 116,6 M€ dirigés, pour l’essentiel, vers la rénovation énergétique des bâtiments de l’État et de ses opérateurs (222 projets pour 78 M€). Un investissement qui va profiter, en premier lieu, à l’enseignement supérieur, avec des financements alloués à l’installation de la faculté de droit économie et gestion d’Orléans sur le site Porte-Madeleine, mais aussi aux bâtiments de recherche de l’université de Tours. Entre le Plan de relance et le Contrat de Plan État-Région (CPER), la reconstruction de l’IUT d’Orléans, mais de l’école de masso-kinésithérapie et le développement de l’école d’ingénieurs de Blois et de Bourges deviennent donc possibles.

Dans ce volet  »écologie », les appels à projets aux technologies vertes (29 entreprises pour 29 M€) et à la décarbonatation de l’industrie (deux entreprises et 4,6 M€) ont été prédominants. La « cohésion » arrive en deuxième position, avec une dotation de 92,6 M€. Sans grande surprise, c’est le financement de l’activité partielle de longue durée (277 établissements et 13 000 personnes concernées) qui mobilisent ces fonds mais aussi la formation (7,65 M€) et l’aide à l’embauche de 8 000 jeunes (30 M€). À cela s’ajoutent le parcours « Emploi-Compétences » concernant plus de 200 jeunes, les aides à l’apprentissage pour 23 000 apprentis en région, mais aussi le déploiement de la fibre optique dans le Cher et l’Indre.

Les jeunes aussi

Lors de cette première réunion du comité régional du Plan de relance, François Bonneau, président de région Centre-Val de Loire qui avait rencontré la veille des étudiants en situation de grande précarité sur le campus de La Source, a insisté pour que ces jeunes ne deviennent pas « une génération sacrifiée » et que « l’on ne se résigne pas à voir monter le chômage ». Rania El Hakkouni, directrice de la Mission Locale de l’Orléanais, a quant à elle témoigné de l’importance des fonds engagés actuellement par l’État et les différentes collectivités. « Il n’y a jamais eu autant d’argent mis dans les Missions Locales », a-t-elle souligné, en rappelant les nombreux dispositifs mis en place en lien avec les jeunes, de la pré-qualification à la qualification en passant par la Garantie jeune : « l’accompagnement marche. Avec la Garantie jeune, plus de 50 % des jeunes sont, à son issue, en emploi ou en formation ! »

Un propos qui a rejoint celui de Véronique Bonraisin, directrice de la stratégie et des relations extérieures de Pôle Emploi, qui confirmait que l’accompagnement des jeunes « augmentait la probabilité d’embauche de 28 %, mais aussi leur confiance en eux. » Outre la volonté de Pôle Emploi d’« intensifier cet accompagnement », Véronique Bonraisin a mentionné la présence d’une aide financière pour les jeunes diplômés de 2020/2021 – qui étaient boursiers de l’enseignement supérieur et qui sont inscrits à Pôle Emploi – pendant quatre mois.

Le Loiret en bénéficie 

Marc Gaudet, le président du Conseil départemental du Loiret, avait en décembre convoqué la presse pour faire passer le message à l’État que sa collectivité, au vu des projets qu’elle mettait en œuvre, était largement éligible à au moins 20 millions d’euros de ce Plan de relance. Après cette offensive en gant de velours, Marc Gaudet constate que le Département du Loiret va recevoir 31 % des 35,1 M€ de l’État dédiés à la compétitivité, laquelle fait partie du troisième volet du Plan de relance. La collectivité a également la certitude de recevoir 31 % du Plan de relance écologie, reste à savoir si cette manne ravira totalement le président du Département…

La présentation faite par le comité régional du Plan de relance aura enfin été réalisée sous l’œil vigilant des services de la Direction des finances, qui ont insisté sur la « traçabilité de la dépense » dans le contexte actuel. Les syndicats étaient également présents, et la CGT a d’ailleurs rappelé la
triste réalité des plans sociaux dans notre région… 

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