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À la recherche des personnes disparues
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À la recherche des personnes disparues

À la recherche des personnes disparues

Stéphane Cornée, gendarme retraité, est le délégué régional de la toute jeune antenne de l’association Assistance et recherche de Personnes disparues. Celle-ci est en capacité d’aider la Justice ou les familles de victimes pour les besoins d’une enquête.
Gaëla Messerli
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L’association Assistance et recherche de Personnes disparues a été créée en 2003 au niveau national. Comptant aujourd’hui plus de 150 bénévoles, elle est active depuis trois mois en Centre-Val de Loire. Stéphane Cornée, ancien gendarme, a décidé de mettre ses compétences à son service. « Nous étions deux au début et maintenant, nous sommes neuf, dont cinq dans le Loiret, explique-t-il. Le but est d’avoir un maillage sur l’ensemble des départements, même si nous peinons à avoir des effectifs dans le Loir-et-Cher. Nous avons pour le moment des policiers, des anciens enquêteurs de services bancaires, des retraités… Mais nous recherchons encore des techniciens en informatique, des avocats et des personnes de bonne volonté. Une formation à l’enquête est dispensée à nos adhérents. » 

En France, 74 000 personnes disparaissent chaque année, dont 51 000 mineurs et 23 000 majeurs en incluant les disparitions présumées volontaires. Les disparitions inquiétantes ont concerné 51 285 mineurs et plus de 18 000 majeurs en 2019 (source : ministère de l’Intérieur). « Notre association est là pour assister les familles dans le cadre de la “recherche dans l’intérêt des familles”, une dénomination qui a été supprimée en 2013 ; aujourd’hui, il n’y a plus que la “disparition inquiétante”, précise Stéphane Cornée. Dans ce cadre, nous orientons et accompagnons dans les démarches auprès de la Justice pour une ouverture d’enquête. C’est le premier type d’investigation. L’autre concerne des recherches pour les avocats et familles de victimes de ’’cold case’’ dès qu’il y a prescription. Nous essayons de retrouver un élément nouveau permettant de rouvrir l’affaire. » Même longtemps après, certains rebondissements peuvent se produire. « On le voit encore aujourd’hui avec l’affaire Seznec », prend pour exemple Stéphane Cornée. Et en local, l’association a bien sûr relevé l’affaire Caroline Marcel. 

Deux dossiers résolus

Pour l’heure, deux dossiers ont été résolus au niveau régional. « La personne recherchée a été informée que nous avions été saisis, et qui la recherchait. Par contre, nous ne divulguons pas ses coordonnées, parce que nous ne savons pas dans quel contexte elle a disparu. Car cela peut par exemple être une femme qui veut disparaître pour se protéger de violences conjugales », indique Stéphane Cornée. Le droit français permet également la disparition volontaire des personnes majeures si elle n’est pas jugée inquiétante et si elle n’est pas poursuivie pour un crime ou un délit. Une réalité compliquée pour les familles sans nouvelles. Pour faire évoluer les dispositifs, l’association a émis 33 propositions, notamment celle de la création d’un fichier national des disparus ainsi qu’un fichier des personnes enterrées sous X.

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