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À Orléans, le commerce orphelin ?
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À Orléans, le commerce orphelin ?

À Orléans, le commerce orphelin ?

En 2018, Behra Madi avait été embauchée par la Ville d’Orléans en tant que « manager de centre-ville » pour impulser une nouvelle dynamique commerciale. Trois ans plus tard, et alors que restaurants et bars préparent leur réouverture prochaine, elle s’en va le 27 avril, son contrat n’ayant pas été prolongé.
B.V
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À Orléans, le commerce orphelin ?

Dans d’autres services de la Ville d’Orléans que le sien, son travail continue d’être salué. « Behra, c’est un avion de chasse », entend-on à propos de cette manager de centre-ville, dont La Tribune HebdO avait présenté les fonctions et les projets en janvier 2020. Pourtant, trois ans après avoir été choisie comme contractuelle par l’ancien adjoint au commerce, François Foussier, Behra Madi n’ira pas plus loin dans ses missions : le 27 avril, à 61 ans, elle quittera ses fonctions à Orléans. Un timing objectivement étonnant, alors qu’Emmanuel Macron a fixé le début le la réouverture partielle des bars et restaurants pour le mois de mai et qu’une recommercialisation de certaines cellules laissées vacantes lors de la crise va être un autre sujet de choix. À l’heure où son départ approche, Behra Madi souhaite simplement « dire au revoir » à tous les commerçants orléanais qui ont eu affaire à elle ces trois dernières années, « remercier les services de la Ville » et exprimer « le bonheur qu’elle a eu à travailler » à Orléans. «Pour moi, ce fut une belle histoire et une excellente expérience », explique-t-elle, avant de se diriger vers d’autres cieux. 

Changement aux Carmes 

Rappelons que cette Méditerranéenne de caractère avait pour mission d’« être une interface entre les commerçants et la mairie/métropole, devenir la porte d’entrée des porteurs de projets et commercialiser des locaux vacants ». Trois ans plus tard, Behra Madi souligne le fait qu’aujourd’hui, à Orléans, « il y a davantage de demandes d’implantation que d’offres. Et c’est tant mieux ! » Elle rappelle aussi que de 8 % en 2018, le taux de vacance commercial dans la ville est passé à 6 % en 2020, « contre 12,5 % en moyenne sur le plan national ». Son bilan fait aussi état d’une soixantaine de porteurs de projets accompagnés par an, « pour un taux de concrétisation d’environ 15% ». Avec François Foussier, Behra Madi explique être particulièrement fière d’avoir réussi à concrétiser, entre autres, en centre-ville, les arrivées de La Taverne (Halle Charpenterie), de l’enseigne nationale Nachos et des Biscuiteries Jeanne d’Arc. Elle dit aussi avoir « impulsé le nouveau visage commercial de la rue des Carmes », dont elle-même et son élu voulaient faire une sorte de « petit Marais-Paris ». Ce projet est aujourd’hui bien engagé dans cette artère que viendront fouler d’ici 2025 5 000 nouveaux étudiants, puisqu’un restaurant qui servira le midi, Mix Partage, ouvrira cet été en lieu et place du bar L’Hippocarmes.  De même, un « bar-lounge jazz » viendra prochainement s’installer dans les locaux de l’ex-Pharmacie des Carmes. Behra Madi se réjouit enfin de voir que la plateforme de e-commerce pour les commerçants locaux (voir p.10), un projet qu’elle avait « initié fin 2018 », se concrétise enfin grâce à l’impulsion de la Ville. Un outil qui servira aux commerçants orléanais impactés par la crise actuelle. Pour ces derniers, Behra Madi se dit d’ailleurs résolument optimiste : « quelques enseignes sont et ou seront en difficulté, mais je les vois extrêmement combatives. Les commerçants sont reconnaissants et lucides sur les efforts fournis par la Ville en termes de droits d’enseigne et de terrasses, notamment ». Ceux-ci ont effectivement été supprimés par la mairie en 2020 et 2021. 

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