Ces héroïnes du quotidien…

Pendant le confinement, les aides à domicile et les auxiliaires de vie sont restées sur le pont, au quotidien, auprès de nos aînés. Souvent invisibles, elles ont pourtant dû s’équiper, comme le personnel soignant, pour continuer leur activité.
C.S
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Confinement ou pas, les personnes fragiles, âgées et/ou handicapées, ont toujours besoin de soins et d’aides. De nombreuses auxiliaires de vie ont donc continué à intervenir dans l’Orléanais, armées de masques distribués par le Conseil départemental, mais aussi de gants, de visières données par des particuliers et de gel hydroalcoolique. « On s’est débrouillé comme on a pu, parfois en étant un peu « juste » sur les masques, souligne Martine Acke, directrice adjointe de l’association À Domicile 45. C’était très compliqué au début du confinement ; les fournisseurs eux-mêmes n’avaient pas de masques chirurgicaux. Mais on a réussi à garder tout le monde en sécurité. » 

En première ligne

Pendant quasiment deux mois, de nombreuses auxiliaires de vie se sont ainsi relayées au chevet de nos seniors à travers toute la métropole orléanaise. En temps « normal », un agent voit environ cinq personnes par jour. Lors du confinement, les visites ont pu monter jusqu’à sept, parfois huit selon les interventions (levers, repas, aide aux courses, entretien ménager du logement), car certains personnels n’ont pas pu poursuivre leur activité pendant le confinement. Les durées des visites étaient de fait réduites lorsque c’était possible, afin de « donner à chacun », tout en laissant à l’autres plus d’autonomie. Ces visites duraient une heure, voire une heure et demie. 

« Il ne fallait rien laisser paraître »
Isolette, auxiliaire de vie orléanaise

Isolette, une Orléanaise qui exerce depuis une bonne dizaine d’années ce métier de l’ombre, a par exemple vécu des journées pour le moins intenses, qui commençaient d’ailleurs par de longues minutes de marche supplémentaires dues à la réduction des transports en commun… En général, cette auxiliaire de vie officie à Orléans et à Saint-Jean-de-Braye : ces dernières semaines, elle a élargi son aire d’intervention pour remplacer des collègues en arrêt, raccourcissant ses interventions, mais allongeant sans doute sa fatigue.

Arrivée au domicile de ses patients, elle devait (et doit toujours) se protéger, en mettant un masque, une blouse et en se lavant consciencieusement les mains. Ainsi équipée et protégée de la tête aux pieds, elle pouvait alors faire son travail, en première ligne, face au coronavirus. « Malgré tout, on ne peut pas éviter le contact physique, notamment pour les levers ou pour faire la toilette des personnes visitées, explique Isolette. Il fallait rassurer certaines, rappeler les gestes barrières sans trop en parler non plus. Il ne fallait rien laisser paraître, même si la situation était un peu anxiogène. » En fonction des personnes visitées, l’auxiliaire de vie s’est adaptée, leur faisait penser à autre chose, au temps qu’il faisait ou au repas du midi qui arrivait à grand pas. Pour Isolette, il n’était pas toujours évident d’être neutre face aux actualités liées au coronavirus ; mais « grâce » au masque qu’elle portait, ses expressions restaient… masquées. Parfois, il pouvait cependant être difficile de faire respecter les règles du confinement, notamment dans les appartements thérapeutiques, où certains ne comprenaient ni le danger du virus, ni le confinement lui-même…

Une réponse

  1. très belle article si seulement dans ce monde politique avoir la même perception que vous.
    le travail est exactement les même que dans les ehpad elles les changent les couches les lavent et beaucoup d’autre chose encore .
    Elles ne font font pas que le ménage ou leurs tenir compagnie.
    Merci à vous
    Bien Cordialement

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