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Ces Start-Up ne s’endorment pas !

Ces Start-Up ne s’endorment pas !

Le confinement a-t-il eu un impact sur la qualité de notre sommeil ? Installées au Lab’O, deux start-ups, Janasense et Psass, se sont penchées sur la question.
C.S
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À Orléans, le Lab’O regorge de start-ups et de talents. Parmi elles, Janasense et Psass travaillent ensemble depuis environ un an. La première a créé une plateforme de télésuivi des personnes dites vulnérables afin de repérer de possibles anomalies du quotidien ; la seconde est spécialisée dans le sommeil (bureau d’études, formations…). 

Dans le cadre d’un projet européen, elles planchent désormais sur une plateforme capable d’identifier les troubles respiratoires et les apnées du sommeil. Pendant la crise sanitaire du Covid-19, les deux dirigeants ont d’abord décidé de s’intéresser au sommeil pendant le confinement. « Nous avons réuni une partie du comité scientifique de Psass pour réaliser un questionnaire à diffuser en ligne, explique Ludovic Abuaf, ingénieur biomédical et fondateur de Psass. Ses résultats auront pour objectif de mieux appréhender les risques de confinement et de déconfinement sur le sommeil. » Car chacun a pu constater que, durant ces deux mois, les uns ont mieux dormi, quand les autres ont fait insomnie sur insomnie. « Le stress du lieu de confinement, l’angoisse liée directement au Covid-19, les informations qui ont tourné en boucle sur le sujet, la crainte d’une seconde vague de pandémie… Beaucoup ont moins bien dormi ou ont eu des difficultés à s’endormir, révèle Ludovic Abuaf. Les signaux du trouble du sommeil ont pu être plus ou moins faibles. »

Des données pour un…reconfinement 

De nombreuses questions demeurent cependant pour les scientifiques : le rythme biologique des confinés s’est-il calqué sur le rythme des vacances, lorsque l’organisme gère lui-même ses horaires ? Pour l’heure, aucune réponse n’est certaine. Mais lors de la reprise du travail et/ou d’un rythme « normal » de vie quotidienne, l’impact sur le sommeil peut être important. Les données du questionnaire de ces start-ups doivent ainsi permettre d’identifier les troubles du sommeil et éviter des complications qui en découleraient. « D’autres pathologies peuvent se développer lorsque l’on souffre de troubles du sommeil, précise Ludovic Abuaf. Des troubles neurocognitifs, du diabète et de l’hypertension peuvent, par exemple, apparaître. »

L’enquête menée par les deux entreprises doit se terminer dans le courant de cette semaine. Et les données doivent ensuite permettre d’étudier l’impact du confinement sanitaire sur le sommeil en vue d’un potentiel futur reconfinement…

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