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La métropole est-elle trop dense ?
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La métropole est-elle trop dense ?

La métropole est-elle trop dense ?

En cette période de crise sanitaire où la notion de densité urbaine est souvent critiquée, la métropole d’Orléans est-elle trop tassée sur elle-même ? Réponses d'urbanistes et de professionnels de l’habitat.
G.M
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À la question de savoir si la métropole d’Orléans est (trop) dense, les urbanistes de l’Agence d’urbanisme des territoires de l’Orléanais préfèrent d’emblée affiner les termes du débat : « lors de la préparation du dernier SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale), nous avons abandonné la notion de « densité » pour retenir la notion d’ « intensité de services », en se basant sur la présence des services du quotidien accessibles à pied ou à vélo en 15 minutes », indique la directrice, Géraldine Duvallet. Pour son adjoint et directeur des études, Hervé Ollivier, « si l’on se base sur l’intensité qui comprend les maillages d’équipements ou de magasins d’alimentation de proximité, il n’y a pas forcément de problème de concentration. Le problème, c’est plutôt la concentration des flux à certains endroits de la ville. »

Gare à l’étalement urbain…

Néanmoins, les urbanistes observent un phénomène qui s’est répandu dans de nombreuses communes métropolitaines ces dernières années : la division parcellaire de second rang. « C’est une conséquence de la libération du coefficient d’occupation des sols, qui n’est pas sans impact vis-à-vis de l’assainissement, des places de parking et même de l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite », explique-t-on à l’agence d’urbanisme d’Orléans. Souvent effectuée de matière patrimoniale, ce genre d’opérations est loin d’être neutre à l’échelle d’un quartier. « Les élus y sont sensibles et peuvent agir par le biais du PLU (Plan local d’urbanisme) », indique Géraldine Duvallet. Cependant, le temps d’inscrire certaines actions au PLU a permis, jusqu’à présent, le développement de ce genre de pratique. Du côté des professionnels de la construction, Olivier Henry, président d’OCELOR, l’Observatoire de la construction en région Centre-Val de Loire, tient à nuancer : « avec les nouveaux PLU, la division parcellaire est désormais beaucoup plus compliquée. Il y a également une volonté des élus de limiter l’artificialisation des sols », comme la loi le demande. 

Mais alors, au fond, faut-il « compacter » ou s’étendre ? Pour les professionnels de la construction neuve, le désamour ambiant pour la densification et l’étalement urbain n’aurait pas que du bon d’un point de vue environnemental. « C’est l’opposition à la ville du quart d’heure !, insiste Olivier Henry. Cela veut dire aussi qu’il y a besoin de plus de transports, et donc de plus de carbone ! »

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