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Le Lab’O Village by CA : Un examen de sa qualité d’incubateur et d’accélérateur de projets d’entreprises

Le Lab’O Village by CA : Un examen de sa qualité d’incubateur et d’accélérateur de projets d’entreprises

Propriété foncière de la Métropole d’Orléans et animé par l’équipe d’Orléans Val de Loire Technopole, le Lab’O, situé entre Loire et RD 2020, est à la fois un incubateur et un accélérateur de projets d’entreprises. Sept ans après son ouverture, (re)découverte de cet énorme paquebot de 14 000 m2, figure de proue du développement économique et technologique du territoire.
L. B
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Né en 2016, le Lab’O Village by CA surfe sur sa deuxième phase d’extension, confiée depuis trois ans aux bons soins de son manager Julien Goujon, ancien créateur d’entreprise bientôt quadragénaire. Si les premières années de l’équipement ont consisté à faire connaître le lieu et à accueillir des start-up travaillant dans le domaine du digital, il s’agit depuis 2019 de développer et d’accompagner les porteurs de projet offrant une réelle innovation, en s’appuyant sur « les bases solides d’un écosystème déjà bien rodé et une forte compétence des équipes ».

« Prouver un réel caractère innovant »

Dès son arrivée, la mission de Julien Goujon a donc été de recentrer le choix des entreprises admises au sein du Lab’O en fonction de trois critères essentiels : d’abord, prouver un « réel caractère innovant », qu’il soit purement technologique ou axé sur une offre de services apportant une solution ou corrigeant un problème. Deuxième prérequis : manifester une réelle volonté de se développer en restant sur le territoire et devenir ainsi un recruteur de talents locaux, histoire d’amortir les moyens mis en place par la collectivité pour stimuler l’économie locale. Enfin, le comité de sélection s’intéresse aussi à « l’expérience et à la compétence des dirigeants, ainsi qu’à la structuration de l’équipe porteuse du projet ».

Tous ces points sont examinés à la loupe, même lorsque certains chefs d’entreprise arrivent au départ avec une simple idée. Dans ces cas-là, le job du Lab’O Village by CA démarre alors très en amont et consiste à faire structurer et formaliser le projet, tout en prodiguant des conseils sur le modèle économique ou par la mise en relation des créateurs avec des dirigeants œuvrant dans le même secteur d’activités. Pour les autres, ceux qui sont en phase d’accélération ou de commercialisation, le Lab’o Village by CA propose d’autres formes d’accompagnement. Quant au suivi, Julien Goujon dit faire « a minima deux points dans l’année pour garder le lien avec ses jeunes pousses et piloter leur évolution ».

Chaque année, une douzaine de dossiers de candidature sont instruits à l’issue d’une sélection effectuée parmi de nombreux candidats, puis soumis à un vote collégial. Avec les entrées et sorties, le taux de remplissage se stabilise environ à 85 %, permettant ainsi de faire face à la croissance d’effectifs des 50 start-up installées. Conçus avec des portes communicantes, les lieux permettent en effet aux entreprises de s’agrandir aisément, jusqu’à accueillir, pour la plus grande d’entre elles, une trentaine de collaborateurs, avant d’envisager un déménagement dans des locaux en propre. « Le roulement se fait naturellement et nous avons la chance d’avoir un très bon taux d’occupation », souligne Julien Goujon, qui définit son rôle comme celui de « mettre en musique et de transcrire les objectifs de la Métropole et du Crédit Agricole, c’est-à-dire ouvrir cette année les lieux aux TPE-PME du territoire pour qu’elles puissent bénéficier des compétences du Lab’O ». Il existe en effet, à l’intérieur du bâtiment, des centres de ressources sous forme de structures associatives, comme le FABLAB ou le CRESITT, qui mettent des machines à disposition telles que des imprimantes 3D ou offrent la possibilité de fabriquer des prototypes électroniques, soit en utilisation directe après formation, soit en accompagnement par des personnes maîtrisant le savoir-faire. Dernier-né, et non des moindres : le Lab’IA Loire Valley, centre qui accompagne les entreprises sur l’intégration de l’Intelligence Artificielle. Ces structures, accessibles à des tarifs abordables, sont disponibles aussi bien pour les entreprises hébergées au Lab’O Village by CA que pour celles qui y sont extérieures. Elles participent en tous les cas à l’incarnation d’un lieu désormais emblématique de l’innovation sur toute la région.

Qui veut être mon associé ?

Julien Goujon et ses collaborateurs s’attellent aussi au nerf de la guerre pour permettre à toutes ces idées foisonnantes d’aboutir : l’argent. Il s’agit ainsi d’accompagner dans la recherche de financement pour négocier chaque virage du développement des start-up et les « positionner sur les rails de la croissance ». Ce besoin de levée de fonds s’est fait sentir au fil du temps, avec des entreprises qui avançaient en maturité, pour aboutir au recrutement d’un salarié dédié au sujet. Pour coller aux besoins financiers des entreprises, le Lab’O s’est ainsi constitué un réseau d’investisseurs et rend parfois ce passage obligé un peu plus ludique en organisant des Crash Tests sur le modèle de l’émission Qui veut être mon associé ? Devant un jury composé de quatre investisseurs, les dirigeants présentent leur concept en sept minutes puis répondent aux interrogations des mentors, qui décident ensuite de poursuivre les échanges… ou pas.

Au final, qu’est-ce qui différencie un créateur de start-up d’un dirigeant d’une entreprise « installée » ? Pour Julien Goujon, la réponse ne fait aucun doute : « Ce qui m’a bluffé, c’est l’énergie déployée. Depuis trois ans, l’environnement est compliqué, avec le Covid, la guerre en Ukraine… Mais la capacité de résilience des start-up est incroyable. Elles sont capables de relever de grands défis et de s’adapter avec agilité. Ce sont des gens passionnés, convaincus de leur produit et qui parviennent, même dans les périodes instables, à emmener les autres avec eux tout en gardant le cap… » Pour l’heure, les sélectionnés du Lab’O Village by CA et du petit frère Agreen Lab’O, nouveau-né à La Source, travaillent sur des produits et services pointus dans des domaines sensibles et diversifiées. Il ne serait d’ailleurs pas étonnant que d’ici quelque temps, grâce à cette exigence d’innovation, quelques pépites orléanaises fassent (de nouveau) parler d’elles…

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