Le vélo, comment ça marche ?

Avec son Plan Vélo, Orléans Métropole s’est dotée en 2019 d’un outil pour augmenter la pratique de la Petite Reine. Mais entre les objectifs politiques édictés et la concrétisation d’une piste cyclable par exemple, c’est – parfois – tout un parcours du combattant…
B.V
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D’ici à 2028, la Métropole orléanaise souhaite que la Petite Reine représente 10 % des déplacements de ses habitants. Une ambition inscrite dans le Plan Vélo dont l’intercommunalité s’est dotée en 2019. Si cet objectif ne devrait pas être remis en cause dans la mandature qui commence, « le chiffre en lui-même n’a que peu de valeur, précise Christian Dumas, maire d’Ingré et nouveau vice-président de la Métropole en charge de la politique cyclable. Ce qui compte, c’est de créer les conditions pour augmenter la part du vélo. » Créer des conditions, c’est aussi une question de sous : selon l’élu, le budget annuel pour le vélo décidé sous l’ancienne mandature (5,3 M€) ne devrait pas être impacté par la crise sanitaire et les difficultés financières de la Métropole.

« Tout est long, très long… »

Cependant, une fois qu’on a dit ça, où va-t-on ? Comment dépense-t-on l’argent, et que fait-on dans la pratique ? Travailler sur l’« intermodalité » et « les grands axes structurants nord-sud et est-ouest » feront partie des priorités de la nouvelle mandature en matière de vélo. Et les pistes cyclables, comment leur emplacement est-il déterminé ? Cela dépend évidemment des contraintes locales et d’une réflexion générale. « Mais on n’en fera pas partout », explique Christian Dumas, qui sait que ce type d’équipement n’est pas l’alpha et l’oméga d’une politique cyclable. Le maire d’Ingré est d’ailleurs en train de créer actuellement, dans sa commune, entre 800 et 900 m de pistes en milieu semi-urbain. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la chose ne sera pas aisée : avant que le ruban ne soit coupé, il va s’écouler… près de deux ans ! « D’abord, détaille le maire d’Ingré, il faut identifier les besoins et la pertinence de l’équipement, puis réfléchir sur le foncier (dans ce cas précis, j’attends depuis trois mois la réponse d’agriculteurs propriétaires des champs sur lesquels nous voulons que passe la piste), faire ensuite une étude technique, voir combien ça va coûter, regarder avec la Métropole si le projet est compatible avec le Plan pluriannuel d’investissement pour la politique cyclable, refaire une étude technique plus poussée, passer les appels d’offre et enfin, faire les travaux… » De quoi décourager les meilleures volontés du monde ? « On en arrive aujourd’hui à un niveau de complexité dans les procédures qui fait que, si on ne lance pas des projets dans les 18 premiers mois d’un mandat, ce n’est pas le maire en poste qui va l’inaugurer. Tout est long, très long… », soupire Christian Dumas.

Dans ce cas précis, la Métropole a toutefois fait office de territoire cohérent sur lequel travailler et a apporté un appui technique, « une force de frappe » en matière de compétences dont une commune seule ne dispose pas toujours. Alors, si la mutualisation récente entre communes et Métropole a pu parfois créer des incompréhensions et des crispations dans certains services, Christian Dumas interroge : « dans le fond, faut-il mieux vivre ensemble ou mourir tout seul ? »

3 réponses

  1. Et ça recommence ! A écouter les élus c’est toujours très compliqué de mettre en place un plan vélo digne de ce nom.
    Pour rappel, il y a eu pendant des années des demandes de la part des cycliste d’une voie cyclable sur le pont Georges V et des refus répétés sous divers motifs des élus et d’une seul coup, un virus et une élection municipale passant par là, tout devient très vite possible. Cet voie est maintenant pérennisée si elle améliore le quotidien des cycliste elle n’a pas n’a pas bouleversé le quotidien de la ville d’Orléans.
    Quant à l’objectif de 10 % de déplacement en vélo pour 2028, ça ne peut pas être une ambition de la Métropole, c’est plus ou moins l’augmentation normale de l’utilisation du vélo dans les villes.
    Ce que l’on comprend aussi c’est qu’il est question de réduire le plan Vélo voté en 2019 et que c’est tellement long à mettre en place qu’il serait plus simple de ne pas commencer !!
    Lé vélo ça ne marche pas, ça roule !

  2. A Ingré c est un trottoir partagé et non une piste cyclable qui est construit.

    Le trottoir partagé a été fait pour ne pas supprimer quelques places de parking.

    Par ailleurs , le trottoir partagé n’a aucune existence légale.

  3. On aura l’occasion de reparler de la « piste cyclable » que le maire d’Ingré fait aménager dans sa commune…

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