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Les citoyens s’emparent de la transition

Les citoyens s’emparent de la transition

Depuis 2016, l’association Olivet en Transition cherche à agir localement pour promouvoir les modes de vie écologique. Poulailler et jardin collectif, partage de compétences… Cette dynamique association attire des adhérents de tout âge.
Gaëla Messerli
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«Avec Régis, un ami, nous avons créé cette association afin de sensibiliser les gens à la transition écologique dans le mouvement des Villes en Transition », raconte Joël Poux, co-président – avec Marie-
Brigitte Madinier – d’Olivet en Transition, une association apolitique, qui compte aujourd’hui 77 adhérents. « Il s’agit majoritairement de retraités, mais nous accueillons aussi au sein de l’association des jeunes en activité qui apprécient la convivialité et les repas partagés. »

Cette association a ainsi pu faire naître un jardin collectif mais aussi, plus exotique dans l’Orléanais, un « poulailler partagé » dans le jardin de la maison de retraite de la Mothe. « Et il marche très bien ! se réjouit Joël Poux. Nous avons des adhérents ayant de jeunes enfants qui apprécient beaucoup le concept ! » L’initiative plaît également aux résidents de la maison de retraite concernée, qui y trouvent une source d’animations. L’association a aussi mis en place des ateliers d’échanges de compétences entre adhérents, le samedi matin, au local situé dans le parc de cette maison de retraite. Couture, informatique… Les talents de chacun sont mis à contribution pour en faire profiter les autres.

Objectif bas carbone

Pour ses adhérents, Olivet en Transition a développé des commandes groupées permettant d’acheter des fruits et légumes bio à des prix moins élevés auprès de producteurs comme Sophie Arnoult, maraîchère à Olivet. « La semaine dernière, une trentaine d’adhérents sont encore venus chercher des commandes le samedi matin », commente le président de l’association. Une manière, pour cette dernière, de démocratiser le bio. 

L’association, qui œuvre pour la transition écologique, réfléchit désormais, aussi, à la problématique du bas carbone « afin de sensibiliser chacun au réchauffement climatique. C’est une question de prise de conscience, notamment en matière de changement de modes de vie, détaille Joël Poux. Il faut savoir que le transport, par exemple, représente 2,5 tonnes de CO2 par an par habitant en France… Nous allons donc mettre en place des ateliers pour voir, ensemble, quelles pistes d’actions sont possibles ». De quoi permettre une saine émulation face à ce grand défi planétaire. En attendant, un lien sur le site de l’association renvoie vers l’ADEME (l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) afin de permettre au visiteur de calculer son empreinte carbone. Une bonne entrée en matière avant de participer aux ateliers !

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