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Les petits urbains désavantagés ?

Les petits urbains désavantagés ?

Depuis septembre 2017, les Régions sont responsables des transports interurbains routiers et des transports scolaires interurbains. Un changement synonyme de gratuité pour les scolaires en campagne… mais pas en milieu urbain.
Gaëla Messerli
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Depuis 2017 et l’application de la loi NOTRe, la Région Centre-Val de Loire a rendu les transports interurbains scolaires gratuits (sauf frais de dossiers, voir encadré). Une mesure qui bénéficie aujourd’hui à 75 000 familles résidant dans la ruralité. Dans les villes et les métropoles, par contre, les parents doivent continuer à mettre au pot pour payer le transport de leur(s) enfant(s) entre le domicile et l’école. Alors, quid de l’égalité d’accès à son établissement entre l’élève des villes et celui des champs ? « Chaque collectivité a la compétence d’assurer une forme de gratuité sur ses transports, explique Philippe Fournié, vice-président de la Région Centre-Val de Loire en charge des mobilités. Cependant, je ne juge pas les politiques tarifaires des autres. En ce qui nous concerne, la Région Centre-Val de Loire est la première région de France à avoir mis en place cette gratuité et a été rejointe par l’Occitanie. Il y a en outre, sur notre territoire, des agglomérations où les transports sont gratuits, comme Châteauroux. » 

Pas de gratuité envisagée à Orléans 

Outre la préfecture de l’Indre, qui a mis en place la gratuité pour l’ensemble des usagers depuis 2001, certaines collectivités comme Lille Métropole ou le Grand Nancy ont décrété la gratuité pour les moins de 18 ans. À titre de comparaison, la gratuité des transports en commun pour les moins de 18 ans au niveau de Lille Métropole représente un coût estimé à 8,5 M€ HT par an et concerne près de 300 000 jeunes. Pour rappel, au niveau d’Orléans Métropole, qui a la compétence d’organiser l’ensemble des transports en commun sur son territoire, il n’existe pas de gratuité, mais un tarif pour les moins de 26 ans (19,20 € par mois). Pour Romain Roy, vice-président en charge de la mobilité à la Métropole d’Orléans, « la porte n’est, sur ce sujet, pas fermée à un dialogue avec la Région. Mais par contre, même si je comprends la mesure, je ne suis pas pour une gratuité totale des transports, car elle n’existe pas réellement. Les transports en commun sont l’un des principaux budgets de la Métropole et ils sont déjà subventionnés à plus de 60 % de leur coût réel ». L’élu précise par contre qu’une réflexion autour d’une tarification en fonction du quotient familial est en cours. Par contre, celle-ci ne pourra être mise en place qu’avec la nouvelle billettique. Un changement prévu dans le cadre de la future délégation de service public…

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