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Les remèdes du docteur Florent
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Les remèdes du docteur Florent

Les remèdes du docteur Florent

Hormis le projet de formations de médecins en lien avec la faculté de Zagreb (voir pages précédentes), plusieurs dossiers clés sont sur le bureau de Florent Montillot, premier maire-adjoint d’Orléans en charge de la santé. benjamin vasset
B.V
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Le « centre de santé » municipal

Promis durant la campagne des municipales par la liste des Orléanais au Cœur, ce centre va ouvrir rue A-Gault, aux Blossières. « Les marchés sont passés, les travaux de gros œuvre vont commencer début mars et dureront environ six mois », explique Florent Montillot, qui dit travailler en parallèle sur la future gestion du centre. Celle-ci sera assurée par une « association parisienne » (qui ne sera pas le COSEM), laquelle va réaliser des travaux d’aménagement intérieur à partir de septembre prochain. Du coup, l’ouverture effective du lieu est prévue pour début 2023, avec une montée en puissance progressive. Une demi-douzaine de médecins généralistes salariés (par l’association gestionnaire) sont au minimum attendus, auxquels s’ajouteront d’autres spécialistes –mais pas de dentistes-, qui devraient pour partie venir de Paris. Pour Florent Montillot, l’emplacement de ce centre de santé, au nord d’Orléans, proche de la gare des Aubrais, favorisera leur déplacement. 

De la télémédecine pourrait être proposée dans cet établissement qui s’inscrira dans un projet de santé « ambitieux », dit le premier maire-adjoint d’Orléans. Ce centre devrait fonctionner en empruntant le modèle de l’un des établissements de santé les plus efficients d’Orléans, en l’occurrence la maison de santé pluridisciplinaire Liliane-Coupez, à l’Argonne. Celle-ci fait notamment appel à des Infirmières en Pratiques Avancées (IPA), une organisation qui permet de libérer du temps médical aux médecins en s’occupant de certaines missions (renouvellement d’ordonnances, par exemple). Dernière précision : la création de ce centre de santé municipal dans le nord engendre qu’il n’y aura pas de nouvelle maison de santé dans le secteur Dunois-Châteaudun (autre promesse de campagne de 2020). « Dans ce secteur, justifie Florent Montillot, il y a également eu le début de transformation d’une maison pluridisciplinaire à l’entrée de Sonis avec médecins, kinés, infirmières… »

La maison de santé Madeleine-Brès

Ouverte en centre-ville d’Orléans, dans les anciens locaux de l’hôpital Porte-Madeleine, cette MSP a récemment fait face au départ de deux médecins généralistes. Une situation en passe d’être résorbée, assure le premier maire-adjoint, puisqu’ « un médecin avec plus de 20 ans d’expérience va commencer à exercer début février. Un deuxième généraliste libanais ayant fait ses études en France est, lui, en attente d’accréditation de l’Ordre. De plus, un autre médecin libéral, qui travaille pour le moment à 4/5e dans une maison médicale d’Orléans, a accepté de venir faire une journée par semaine à Madeleine-Brès ». Mais l’autre grande affaire à Madeleine-Brès, c’est que l’endroit va voir une aile être transformée en centre de santé, puisque la mairie d’Orléans prévoit de salarier deux équivalents-temps plein, dont possiblement « un cardiologue qui souhaite arriver dès cet été. Un autre médecin salarié dans la métropole est quant à lui intéressé par Madeleine-Brès et/ou A.Gault, et ce même dès 2022. En outre, un ou deux médecins libéraux en retraite pourraient venir faire des vacations salariales ». 

Dans cette vitrine de la médecine orléanaise de centre-ville, qui regroupe généralistes et spécialistes, dont un nombre important de pédiatres, certains praticiens se plaignent cependant à mots couverts d’une communication parfois complexe avec la mairie. À ce grief, Florent Montillot bondit, sort son téléphone portable et fait défiler les messages et mails échangés avec la coordinatrice de Madeleine-Brès. « Une communication compliquée ? Avec au moins un message par jour -voire par nuit- entre moi-même -ou mes collaboratrices- et cette maison de santé… ? Vous savez, je suis vacciné contre les critiques ». Du Montillot dans le texte.

La Plateforme Alternative d’Innovation en Santé (PAIS)

Promise elle aussi dans le programme des Orléanais au Cœur, cette structure, expérimentée dans d’autres territoires de la région, notamment en Loir-et-Cher, a pour principe de mettre en commun des tâches administratives et des missions de secrétariat de médecins. À Orléans, elle n’est pas encore d’équerre, mais « elle avance très positivement », explique Florent Montillot, qui préfère toutefois faire dériver le sujet : « Compte tenu de l’impulsion que nous avons lancée avec cette idée de PAIS, énonce-t-il, cela a donné l’envie, pour 20 médecins lançant un dispositif de soins non-programmés qui devrait fonctionner tous les jours, de mettre en place par eux-mêmes un secrétariat-standard médical qui pourra gérer par un numéro unique les appels des personnes ». La Ville d’Orléans a « promis » de prendre en charge financièrement cette initiative, soit par une subvention, soit en salariant un opérateur. Cette plateforme devrait être « opérationnelle dans les prochaines semaines », indique le premier maire-adjoint. 

Le centre de santé de La Source

Puisqu’elle accueille aujourd’hui des médecins salariés, la Maison de Santé Simone Weil est devenue un centre de santé géré par une association, en l’occurrence le COSEM (Coordination des Œuvres Sociales et Médicales). Un plateau dentaire y a notamment été financé et créé par la Ville d’Orléans ; il accueille aujourd’hui six dentistes. Lors du dernier conseil municipal de 2021, la conseillère municipale socialiste Ghislaine Kounowski, par ailleurs pharmacienne à La Source, avait évoqué la « situation catastrophique » de cet établissement. Pas plus de détails, mais ces centres de santé spécialisés dans les soins dentaires sont scrutés par les pouvoirs publics pour vérifier qu’ils ne facturent pas des soins qui seraient certes rentables pour eux, mais inadéquats pour les patients. « Depuis que le COSEM est entré dans les murs à La Source, assure Florent Montillot, je n’ai aucune plainte de patients qui se seraient plaints d’un mauvais traitement. Les seules « plaintes » que j’ai eues, en avril-mai dernier, c’est parce que des gens n’avaient pas pu être pris ! Alors on peut faire courir des rumeurs, mais moi, j’objective les choses ».

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