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Les transports polluent le message

Les transports polluent le message

La majorité des maires et élus de gauche du conseil métropolitain n’avale pas la hausse de 2,8 % des tarifs sur le réseau TAO. Cette augmentation est, selon eux, en contradiction avec les objectifs annoncés en termes de transition écologique.
B.V
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À la Métropole d’Orléans, tous les élus en conviennent : la transition écologique passe par une évolution de l’offre de transports en commun. Depuis deux ans, la flotte a ainsi été « verdie » avec l’arrivée de bus électriques (enclenchée sous l’ancienne mandature) et de bus hybrides (depuis 2020). « Et déjà, nous observons une baisse de 1 à 2 % de l’émission de gaz à effet de serre », énonce Romain Roy, vice-président en charge de la mobilité, qui s’est également félicité, ces dernières semaines, d’avoir récemment développé dans la métropole le « meilleur réseau de transport à la demande » d’Europe. Si les élus de gauche observent que le service s’est globalement amélioré depuis une grosse année, ils ne comprennent pas pourquoi l’exécutif aux commandes de la Métropole a choisi d’augmenter, à partir du 1er juillet prochain, les tarifs sur le réseau TAO à hauteur de 2,8 %. « Augmenter ces tarifs, c’est aller à l’inverse des belles promesses environnementales », s’est d’ailleurs exclamée la maire de Saran, Maryvonne Hautin (PC), pour qui ce choix est en totale contradiction avec les objectifs de lutte contre le dérèglement climatique (voir ci-contre). Dominique Tripet, élue communiste d’Orléans a, elle, porté le débat sur le terrain du pouvoir d’achat (« nos concitoyens vont morfler »), tandis que Baptiste Chapuis (PS) s’est demandé où était passée la promesse, faite l’an dernier sous la présidence de Christophe Chaillou, de réfléchir à une tarification sociale, c’est-à-dire en lien avec les ressources de chacun. « Vos engagements ne sont pas les nôtres, a répondu Michel Martin, vice-président en charge des finances. Nous ne pouvons pas gérer à fonds perdus. Vous, vous voulez raser gratis ! » Lors de sa campagne aux municipales à Orléans, Serge Grouard, devenu depuis président de la Métropole, s’était pourtant positionné pour une tarification solidaire basée sur le Quotient familial. Mais c’était avant la crise sanitaire, qui a fait perdre 10 M€ de recettes aux transports de la Métropole et à son délégataire, Keolis. D’où le besoin, selon l’attelage Grouard/Schlesinger, de procédér à une augmentation de la contribution demandée aux usagers mais aussi aux entreprises, financeurs du réseau métropolitain à hauteur de 55 % (le taux d’imposition du Versement Mobilité va d’ailleurs passer de 1,8 à 2 %, ndlr). 

Et la « gratuité » ?

Les élus communistes ont cependant profité de ce débat pour demander, de nouveau, la gratuité des transports en commun. Une proposition que Serge Grouard a balayée, expliquant qu’une telle mesure ferait perdre des recettes qu’il faudrait trouver ailleurs, soit en augmentant les impôts locaux, soit en étant moins généreux pour investir dans d’autres politiques, et notamment dans la… Transition ! Dans le détail, le voyage unique sera facturé en juillet 1,70 €, la carte 10 voyages 14,80 € et l’abonnement mensuel tout public 45 €. « L’évolution est répartie sur l’ensemble de la grille tarifaire, à l’exception des titres dits solidaires, accessibles aux personnes économiquement fragiles », assure toutefois la Métropole.

Une réponse

  1. Pour nos retraités encore une augmentation ;
    Retraités en périphérie prendre mon véhicule plus le transport en Communs, Cela n’ait plus gérable avec une a 1200 euros

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