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L’infiltration, une bonne solution
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L’infiltration, une bonne solution

L’infiltration, une bonne solution

Qui ne se souvient pas des inondations de 2016 à Orléans ? Pour éviter ce phénomène et permettre à l'eau de retourner à la terre, les collectivités et les constructeurs utilisent de plus en plus la technique de l'infiltration.
G.M
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Il y a deux semaines, la secrétaire d’État à la biodiversité, Bérangère Abba, était en visite à Saint-Jean-de-Braye, dans l’écoquartier ECLO. Une sortie qui avait pour sujet la gestion durable des eaux de pluies intégrées à l’urbanisme, à travers cet exemple de réaménagement d’une friche industrielle imperméable en bordure de la Bionne. Cela n’a l’air de rien comme cela, mais pourtant, « désimperméabiliser » les sols n’a que des vertus. Cela coûte moins cher que des tuyaux, et c’est appréciable en période de réchauffement climatique, car l’infiltration permet un écoulement facile des eaux lors d’orages violents.

Ce concept commence d’ailleurs à faire son chemin chez les professionnels de la construction dans les nouvelles ZAC métropolitaines, mais il aurait un peu plus de mal à prendre dans les opérations de rénovation urbaine. « Vous savez, l’Homme, depuis l’Antiquité, conduit les eaux pluviales via des tuyaux… », déplore un spécialiste orléanais. Parmi les freins souvent évoqués, il y a la crainte des karsts et du phénomène de dolines. « Pourtant, il n’y a pas beaucoup plus de risques qu’un rejet pluvial ponctuel », explique notre spécialiste. L’infiltration diffuse serait même préférable, car elle limiterait l’impact des eaux d’infiltration.

Des cours d’école infiltrées ?

À son échelle, Orléans Métropole participe au financement d’un projet de « Gestion Intégrée des Eaux Pluviales », qui a établi une cartographie des initiatives métropolitaines.
Wendy Arnould, chef de projet gestion des eaux pluviales au Pôle Dream, précise que « les élus comme les services techniques sont de plus en plus sensibilisés à cette technique. Cette problématique est d’ailleurs intégrée aux PLU aujourd’hui. Dans la Métropole, il y a déjà plus d’une cinquantaine de projets utilisant des techniques alternatives, aussi bien pour de la réhabilitation, de la requalification de voirie, des aménagements de dents creuses… Il y a même un début de réflexion au niveau des cours d’école, sur le modèle des cours d’école « oasis » de Paris. Si la plupart des projets nécessitent cinq à dix ans d’aménagement, pour ce type d’équipement, cela peut aller vite. À Paris, une cour d’école a été réaménagée en un été, avec des plantations à la Toussaint ! »

« Nous aidons ce type de désimperméabilisation jusqu’à hauteur de 50 % », ajoute Vincent Nalin, chargé de mission à la direction de la politique des interventions à l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, qui finance pour partie ce type de projets. Certains devraient ainsi voir le jour bientôt, par exemple du côté de La Chatonnerie, à Saran.

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