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Mais qu’est-ce qu’on friche(s) ?

Mais qu’est-ce qu’on friche(s) ?

La persistance de friches industrielles empoisonne partout la vie des riverains… et des élus. La métropole d’Orléans n’échappe pas à la règle : sur son territoire, plusieurs d’entre elles cherchent encore une nouvelle destination. 
Gaëla messerli
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Si, à Saran, la friche Quelle a trouvé preneur, d’autres sont toujours sous haute surveillance sur le territoire de la métropole. Ainsi à l’entrée d’Orléans, à deux pas d’Interives, la physionomie du quartier devrait changer dans les années qui viennent : en effet, près de l’arrêt de tram Libération, une palissade indique le terrain de l’ancien magasin Bricorama, dont les bâtiments ont été détruits en début d’année.

Le site appartient aujourd’hui au groupe Bourrelier (fondateur d’origine de Bricorama, qui a depuis vendu l’enseigne), indique-t-on du côté de la Métropole. « Le concours pour trouver un promoteur est toujours en cours », précisent les services, mais on sait qu’a priori, un programme mixte (logements, bureaux, commerces en pieds) est attendu sur ce site. Mais comme il s’agit d’un projet privé, il faudra attendre la présentation de l’opérateur. La difficulté pour maîtriser le devenir des friches n’est d’ailleurs pas la même lorsque la Métropole n’est pas le propriétaire, estime Luc Milliat, vice-président en charge de l’aménagement économique : « Car il y a, on le comprend, les impératifs économiques du propriétaire. » Concernant la friche Bricorama, la plus forte part du programme devrait être cependant résidentielle (logements de différents types), avec en complément des surfaces de services ou commerces encore non définis.

Imperial Tobacco, Eldorauto, Alstom…

Parmi les friches les plus anciennes, il y a la friche Eldorauto, qui existe depuis vingt-cinq ans. « Aujourd’hui, elle appartient au groupe Exia, qui a présenté des projets n’ayant pas abouti pour le moment », rapportent les services. La Métropole regarde également de près les bâtiments d’Imperial Tobacco (ex-Seita), voisin de Citévolia. Son propriétaire est aujourd’hui la SEMDO (Société d’Économie Mixte pour le Dévéloppement Orléanais). Actuellement, le lieu est occupé via un bail précaire pour le stockage de décors de théâtre des Mécanos de la Générale, dont l’entrepôt de Bou avait brûlé récemment. Plusieurs projets sont cependant en réflexion, notamment un restaurant inter-entreprises et un projet d’agriculture dans le sous-sol. À cet intitulé, on pourrait déjà s’imaginer avec une champignonnière… Le site ayant un intérêt architectural, « plusieurs dossiers visent à reconvertir le bâtiment », ajoute Luc Milliat.

Autre friche plus à l’est : celle d’Alstom à Saint-Jean-de-Braye, qui pourrait accueillir un projet avec du « secondaire, du tertiaire ou de l’insertion. Cela peut être aussi un mélange d’insertion, de PME et une pépinière… ». On surveillera donc les annonces prochainement. 

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