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Olivier Carré, la balle au centre

Olivier Carré, la balle au centre

Certains l’ont décrit résigné, lui se dit combatif : pour Olivier Carré, Orléans a besoin de stabilité et de rassemblement pour traverser la crise. Et pense que le maire sortant qu’il est sera le seul à incarner une voie centriste et pondérée.
B.V
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Finalement, Olivier Carré n’est pas loin de penser que le rassemblement Grand/Chapuis et l’échec d’un rapprochement Grouard/Kerrien lui sera profitable. Alors que s’ouvre la campagne du second tour, le maire sortant estime que l’espace politique s’est clarifié : à droite Serge Grouard, à gauche Jean-Philippe Grand, et au centre, lui. Selon Olivier Carré, sa liste est l’union de « plusieurs partis centristes, mais aussi de candidats PS, LR, LREM. Mais surtout, c’est une liste citoyenne, même si personnellement, tout le monde sait que j’ai toujours eu une sensibilité de centre-droit ». Carré, candidat du rassemblement ? C’est l’image que l’intéressé veut promouvoir, en rappelant son passé récent à la tête de la Métropole : « j’ai travaillé avec des maires de droite comme de gauche ». Il considère d’ailleurs que, pour gérer la crise qui s’avance, le territoire n’aura besoin ni de clivage, ni de rupture. « Je veux qu’Orléans puisse se développer avec une gestion équilibrée, sans coups de barre à gauche ou à droite, affirme-t-il. La position centrale que j’ai défendue est plus que jamais d’actualité. »

Les indemnités des élus revues

Aussi, dans les semaines qui viennent, Olivier Carré insistera sur l’aide urgente qu’il apportera, s’il est élu, au tissu économique local. Comment ? « En débloquant plus rapidement des fonds dans notre plan de rénovation thermique » ou « en développant les services et les commerces en centre-ville et dans les quartiers. » « L’activité devient une priorité, dit-il. C’est toute une série de mesures qui doivent aujourd’hui s’accélérer. Et en cela, tous les liens que j’ai pu nouer avec la Région et le Département sont des atouts. » Malgré le trou creusé par la crise, il continue d’assurer qu’élu, les finances de la Ville ne seront pas en danger : « si on arrive à soutenir nos activités, ce sont des recettes qui vont revenir. De plus, les économies, on a montré qu’on savait les faire : d’ailleurs, les comptes de la Ville n’ont jamais été aussi bons qu’en 2019. Et je ne toucherai pas aux taux d’imposition. » Olivier Carré annonce aussi une mesure symbolique : « je proposerai aux futurs élus que pendant un an au moins, un quart de leurs indemnités soit mis dans un fonds qui permettra d’aider les personnes en difficulté et les personnes âgées seules. » Pour marcher sur les plates-bandes de Serge Grouard, qu’on dit très populaire chez les seniors ? « Non, il s’agit d’aider. De montrer que les élus sont solidaires et qu’il y aura des efforts à faire », répond le maire en place.

Sur la forme, ses adversaires du second tour diffusent l’idée que, depuis le premier tour, lui-même n’y croirait plus. « Faux, rétorque-t-il. Je suis plus combatif que jamais. » Et quand on lui dit que certains des poids lourds de sa liste, comme Stéphanie Rist et Olivier Geffroy, ne se sont guère manifestés publiquement, ces derniers temps, pour lui réaffirmer leur soutien, il balaye : « Stéphanie s’est beaucoup investie à l’hôpital pendant la crise et avait d’autres choses à faire que de répondre à des trolls sur Facebook. Quant à Olivier, il a fait un travail remarquable avec les forces de l’ordre, en étant sur le pont. D’autres listes n’ont pas cessé de faire campagne ; nous, nous étions au travail. »

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