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« Redonnons de la confiance ! »

« Redonnons de la confiance ! »

Le président de la principale association de commerçants orléanais a accueilli avec soulagement l’annonce de la réouverture des commerces en France, effective depuis samedi dernier. Il préconise à ses adhérents de s’adapter et d’augmenter leurs plages d’ouverture.
Benjamin Vasset
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Comment avez-vous réagi à l’annonce des réouvertures de commerces ?

Ce n’était ni une surprise, ni une victoire, mais plutôt un soulagement. Économiquement, la situation est plus grave que lors du premier confinement. Des commerçants qui font jusqu’à 60 % de leur chiffre d’affaires annuels ont dû fermer en novembre. Nous allons donc essayer de nous adapter sur les jauges, qui sont finalement assez proches que lors du premier déconfinement, et sur les horaires. La recommandation, c’est d’ouvrir du lundi au samedi de 10h à 20h en continu, mais également tous les dimanches pendant ce mois de décembre. Une quarantaine de nos adhérents ont déjà répondu positivement à ces préconisations. 

Malgré tout, la situation reste compliquée…

Oui, parce que la question de la jauge peut être problématique pour les sociétés de services, je pense aux coiffeurs, qui devront sans doute accueillir moins de monde dans leurs salons, alors que l’Avent est une période forte pour eux. Mais un parent qui va avec son enfant dans un commerce ne compte finalement que pour une personne… Cela dit, il y a les restaurants et a fortiori les bars et les discothèques qui, eux, n’ont aucune visibilité.

Des commerçants ont-ils baissé le rideau lors de ce reconfinement ?

À ma connaissance, non, je n’ai pas vu de boutiques fermées. Mais on en reparlera dans deux mois… 

Quel impact a eu le  click and collect  pour les commerces ?

Économiquement, dans la globalité, aucun. Mais moralement, cela a permis à certains de rester actifs et d’être dans l’esprit de se réinventer. Cela a accéléré un phénomène, qui est de se dire qu’on doit travailler notre stratégie sur Internet. C’est une sorte de prise de conscience, même s’il faut se dire qu’un site web, cela nécessite de la mise à jour quotidienne. Mais nous sommes face à des clients qui sont de plus en plus multicanaux ; il faut donc qu’on se positionne. 

L’outil numérique annoncé par la mairie d’Orléans au début du reconfinement a-t-il eu un effet positif ?

Concrètement, sur la Marketplace annoncée, il ne s’est rien passé. C’est bien qu’il y ait eu un déclic, mais n’en faisons pas une action politique, et mettons plutôt en œuvre nos idées et nos forces pour mettre à disposition une plateforme ergonomique, efficace, où les commerçants soient à l’aise. J’ai calmé un peu les ardeurs des uns et des autres, car les consommateurs sont également exigeants, et ils ont besoin d’un outil qui soit abouti. 

L’élan de solidarité autour du petit commerce, largement repris par la publicité, survivra-t-il selon vous à la période actuelle ?

Cela n’a pas été que de la communication. Par exemple, nous avons constaté, aux Vitrines d’Orléans, une augmentation de 30 à 40 % du nombre de nos chèques-cadeaux vendus par rapport à l’an dernier. De grands employeurs de la métropole, comme Servier ou Oréliance, ont décidé de nous en acheter un certain nombre. Plus largement, aujourd’hui, 95 % des gens restent attachés à leur commerce de proximité. Alors, évitons l’Amazon bashing qui, selon moi, n’a pas de sens, car cette entreprise reste, ne l’oublions pas, dans le top cinq des employeurs de la métropole…

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