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Sur l’air, peut mieux faire !
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Sur l’air, peut mieux faire !

Sur l’air, peut mieux faire !

Si l'association Lig'Air enregistre une baisse des polluants de 30 à 40 % depuis 2010, il reste visiblement des efforts à faire dans la métropole orléanaise. Près de 500 personnes restent ainsi exposées au dioxyde d'azote sur les boulevards et le long de la RD2020…
Gaëla Messerli
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Globalement, la métropole d’Orléans n’est pas une agglomération très polluée. Mais il reste des efforts à poursuivre pour continuer à faire baisser la quantité de certains polluants. En raison de sa situation géographique, la métropole est effectivement exposée, en fonction des vents, aux pics de pollution parisiens. C’est d’ailleurs également, le cas de l’Eure-et-Loir voisin. Des pics de pollution au printemps, en lien avec l’épandage des engrais et l’été liés à l’ozone, sont aussi pointés du doigt. Des dépassements ont d’ailleurs été constatés pendant le confinement au mois d’avril par rapport à l’ammoniac, et les émissions ne baissent pas.

Actuellement, les dépassements en pollution liée aux particules (PN10) et à l’ozone sont estimés à cinq à dix jours par an. « Orléans est un peu comme Tours en matière de pollution, mais Orléans est plus exposée à l’ozone en raison de sa proximité de Paris », observe Patrice Colin, le directeur de Lig’Air, association qui suit depuis 1998 la qualité de l’air en région Centre-Val de Loire. « En situation de trafic, explique Patrice Coline, on constate aussi des dépassements pour les oxydes d’azote et les particules. Nos modélisations le montrent notamment le long de l’A10, même si peu de personnes sont exposées. Par contre, près de 500 personnes le sont au dioxyde d’azote dans les secteurs Gambetta, le long de la RD2020 et de la RN60. » D’ailleurs, les objectifs pour 2020 ne sont pas tout à fait atteints (- 30 %, au lieu de – 33 %) sur ce type de polluants.

Ranger la bagnole ?

Pourtant, tous les indicateurs ne sont pas dans le rouge. « On enregistre une baisse des polluants de 30 à 40 % depuis 2010 au niveau des stations de mesures », indique-t-on chez Lig’Air. Cette tendance serait principalement liée à l’évolution du parc automobile. D’autre leviers pourraient également faire baisser, encore, le niveau de pollution. Patrice Colin défend ainsi le principe d’accroître la part des « mobilités douces et du covoiturage ». Certes, la pratique du vélo a augmenté pendant le confinement, mais le trafic automobile de la métropole orléanaise augmente toujours en moyenne de 0,5 % par an. « Pendant le confinement, poursuit Patrice Colin, la pollution a baissé de 60 % au niveau des oxydes d’azote. On peut encore jouer sur la régulation du trafic en le fluidifiant, mais aussi en le faisant diminuer, car il y a encore beaucoup d’autosolisme le matin et le soir. Il y a aussi du travail à faire sur le covoiturage et sur les transports en commun adaptés. La pratique du télétravail peut aussi permettre de jouer sur le phénomène. »

Pour ce qui est de l’ozone, « tout le monde utilise des COV (composés organiques volatils), même le particulier. » Ainsi, tout un chacun peut participer à faire diminuer la pollution de l’air en réduisant l’utilisation de ces produits, en aérant son intérieur mais aussi en faisant attention au chauffage bois. « Celui-ci est neutre en CO2, mais il faut un appareil performant (label flamme verte) et un bois bien sec, avec deux ans de séchage », affirme Patrice Colin. Les jardiniers amateurs, sont aussi incités à ne pas brûler leurs déchets. Car si certains encore pensent que le phénomène est sans conséquence, Lig’Air précise que « brûler 50 kg de déchets verts équivaut à 7 ou 8 000 km en voiture diesel. » De quoi faire réfléchir… 

47 000 morts par an

La pollution de l’air n’est pas qu’une préoccupation écologique. « Il y a très clairement des effets sur la santé, expose Patrice Colin. On comptabilise 47 000 décès par an liés à la pollution atmosphérique en France. C’est véritablement un problème de santé publique ! » Il existe aussi un enjeu économique fort, car on estime à 100 milliards d’euros par an le coût induit par la pollution atmosphérique… 

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