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Trente ans d’utopie verte

Trente ans d’utopie verte

Du 21 avril au 6 novembre, le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire fêtera ses 30 ans avec pour thème : « le jardin idéal ». Tout un programme.
G.M
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Le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire, créé par Jean-Paul Pigeat et dirigé aujourd’hui par Chantal Colleu-Dumond, directrice du Domaine de Chaumont, a su s’inscrire dans le temps et devenir un succès. L’an dernier, malgré une météo peu clémente, ce Domaine situé tout près de la Loire, dans le Loir-et-Cher, a attiré près de 400 000 visiteurs. Pour souffler cette année les trente bougies du Festival, Chantal Colleu-Dumond a voulu « se tourner vers l’avenir » plutôt que de proposer une rétrospective. Le thème du « jardin idéal », « assez ouvert, rassemblera d’une certaine manière tous les thèmes… ». Plus de 120 projets ont ainsi été déposés. « Le Covid a certainement joué, ainsi que le thème, car nous recevons habituellement près de 300 propositions », commente Chantal Colleu-Dumond. Soixante projets ont été présélectionnés pour être soumis au jury qui comptait cette année parmi ses membres le créateur d’iris Richard Cayeux ou l’historien Jean-Pierre Le Dantec, ancien directeur de l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette. Dix-neuf jardins ont finalement été retenus. 

Jardin des nymphes ou d’illusions… 

Dans un petit mois, à Chaumont, le public pourra donc se promener dans un Jardin Banquet s’articulant autour d’une table plantée et respectant les principes de la permaculture, avec plus de 125 variétés de fleurs, fruits et plantes comestibles. Le Jardin d’EauRmus, tel un alchimiste cherchant à changer le plomb en or, embarquera quant à lui le visiteur à la recherche de l’ormus, une substance qui maximiserait l’énergie vitale située dans le sol… Un Jardin Bleu 47°, en écho à la latitude de Chaumont, sera également à admirer. Si vous préférez le rouge, le Jardin Grenade vous séduira avec ses oyas, jarres en terre cuites permettant une irrigation naturelle et ancestrale. Après ce réveil des consciences concernant la ressource en eau, le visiteur pourra se perdre dans le parcours circulaire du Jardin d’illusions, inspiré à la fois par Monet et la peinture chinoise. À moins que le paradis perdu ne se trouve plutôt dans le Jardin des nymphes, hommage à la présence discrète des insectes et petits animaux qui aident les jardiniers ! Cinq cartes vertes s’ajoutent cette année aux jardins éphémères présentés. L’occasion de découvrir ainsi un étonnant jardin malais créé par Inch Lim et inspiré par la technique du batik. Place aussi à une création de Kathryn Gustafson, célèbre pour ses Jardins de l’imaginaire, à Terrasson, dans le Périgord, ou encore à une réalisation de Jacqueline Osty, Grand Prix de l’urbanisme 2020. Du côté des Prés du Goualoup, Jean Mus devrait nous faire voyager du côté de la Méditerranée. Et comme il s’agit des 30 ans du festival, le Vallon des brumes s’offrira une beauté avec le retour de son créateur, Patrick Blanc.

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