|
|
|
« Un besoin de dépenser »

« Un besoin de dépenser »

Anthony Humblet, directeur de Place d’Arc et de Cap Saran, espère un regain d’activités des deux centres commerciaux grâce, notamment, aux mesures sanitaires mises en place depuis le 11 mai. Il assure également que des annulations de loyer seront proposées à certains commerçants.
B.V
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur whatsapp

À Place d’Arc et Cap Saran, le déconfinement a été accueilli avec soulagement. Pourtant, souligne Anthony Humblet, le directeur des deux entités, « nos centres n’étaient pas fermés durant la crise. » Les magasins Carrefour sont en effet restés ouverts, ainsi que quelques commerces de bouche, des pharmacies et des banques. Mais pour le reste, les rideaux sont restés baissés pendant deux longs mois. Du coup, le 11 mai symbolisait comme un jour de renaissance. En milieu de semaine dernière, Anthony Humblet livrait un premier bilan plutôt « positif » de ces premiers jours de réouverture : « le textile et la chaussure ont très bien marché. Très clairement, le client avait envie d’acheter. Il y avait un besoin réel et un besoin de dépenser, même si la crise a eu un impact sur le pouvoir d’achat. »

Malgré cette reprise progressive, les clients ne se sont pas rués dans les deux centres. Un chiffre significatif : alors que la fréquentation maximum a été réduite à 2 460 personnes à Place d’Arc, « seuls » 600 clients se trouvaient ensemble dans le centre au plus fort de l’après-midi. Preuve qu’il faudra un peu de temps pour que les clients reviennent en nombre, et encore plus pour que le centre retrouve sa foule des grands jours (22 000 personnes environ se pressent d’ordinaire à Place d’Arc un samedi après-midi de janvier, ndlr). Car si les centres commerciaux sont de nouveau actifs dans leur intégralité, des mesures contraignantes ont été mises en place : les horaires ont été restreints de 10 h à 19 h jusqu’à fin juin, toutes les animations ont été annulées jusqu’à fin août et les espaces d’attente sont bouclés pour éviter que les clients ne stagnent. Surtout, le nombre d’entrées dans les centres a été réduit, et un filtrage s’est révélé nécessaire dans les grosses enseignes (Zara, H&M…). Sur le plan sanitaire, bien que le port du masque ne soit pas obligatoire, il est vivement recommandé. « Et 85 % des clients respectent les gestes barrières », affirme Anthony Humblet.

« Nous ne voulons pas avoir 30 % de vacance »

À plus long terme, la reprise de l’activité augure-t-elle de lendemains qui chantent ? « Place d’Arc et Cap Saran font moins de 40 000 m2, ils sont à taille humaine, explique Anthony Humblet. Non, ce n’est pas la fin de vie des centres commerciaux ! Après, il est certain qu’avec deux mois d’inactivité, il y aura un manque à gagner pour certaines enseignes à la fin de l’année. Du coup, Carmila, la foncière qui gère les deux centres, va discuter de la question des loyers avec chaque commerçant. S’il s’agit d’une TPE, s’il y a moins de dix salariés et s’il a été éligible au Fonds de solidarité créé pendant la crise, trois mois de loyers seront annulés. » Qui sera concerné à Orléans et à Saran ? « Je ne peux pas vous le dire, Carmila fera du cas par cas. Mais l’objectif, de toute façon, n’est pas de rouvrir des centres commerciaux avec 30 % de vacance… » Début avril, le magazine Capital, citant les responsables de Carmila, indiquait que le groupe bénéficiait notamment d’une trésorerie excédentaire de 350 M€, qui lui permettrait « de faire face à la crise ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Autres ARTICLES a lire

Signaler un commentaire