|
|
|
Une pratique dont souffrent encore certains étudiants… : Éradiqué, le bizutage ?
|
|
|
Une pratique dont souffrent encore certains étudiants… : Éradiqué, le bizutage ?

Une pratique dont souffrent encore certains étudiants… : Éradiqué, le bizutage ?

À l'inverse des week-ends d'intégration aux atmosphères bon enfant, la pratique du bizutage est une dérive condamnée par la loi. Pourtant, la tradition persiste dans certains milieux – on se rappelle d’une affaire à Orléans en 2017 – et il est donc essentiel pour les nouveaux étudiants de s'en protéger. 
Fanny Couture (avec B.V)
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur whatsapp

Les soirées ou week-ends d’intégration festifs ont la cote auprès des étudiants qui en profitent pour se familiariser avec leur nouvel environnement de travail et l’ensemble de leurs camarades. Si nombre de ces évènements sont sans risque, le bizutage persiste dans certains établissements et doit être pris au sérieux. À Orléans, en septembre 2017, une soirée d’intégration de la prépa bio, chimie et physique du lycée Pothier avait quelque peu dégénéré. On avait notamment évoqué, à l’époque, « des élèves dénudés près de la cathédrale » et des « gestes à connotation sexuelle ». Une enquête avait notamment été ouverte par le Parquet, sans que l’on ait connu, à l’époque, les conclusions des investigations. Le Procureur de la République avait cependant parlé d’un bizutage d’« une faible intensité ».

Le bizutage existe dans les milieux étudiants depuis le Moyen Âge, mais se développe essentiellement à partir du XIXe siècle. Les violences physiques, sexuelles et morales qui sont infligées, peuvent se révéler traumatisantes. Elles ont généralement lieu dans un contexte de forte ébriété, qui rend les « bizuts » particulièrement vulnérables. En France, le bizutage est un délit depuis 1998. Les auteurs encourent jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 7 500 € d’amende, et ce même si la victime était consentante. Une façon de se prémunir de la pression de groupe qui empêche certains étudiants de dire « non ». Le Comité national contre le bizutage (CNCB), crée en 1997, a activement participé à l’élaboration de cette loi. Ce collectif recueille des témoignages, accompagne les victimes, met en œuvre des actions de prévention et travaille en relation étroite avec les pouvoirs publics et le ministère de l’Éducation nationale. En 2008, des scandales impliquant des pratiques de bizutage étaient d’ailleurs remontés jusqu’à la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, qui les avait fermement condamnés dans les médias, appelant le corps enseignant à faire preuve d’une extrême vigilance et allant jusqu’à démettre de ses fonctions le recteur de l’académie d’Amiens, dans laquelle les faits s’étaient déroulés.

Si vous êtes victime…

Même si le poids de la tradition pèse sur ces pratiques et si peu de plaintes sont effectivement déposées, il existe heureusement de nombreux recours. Ces situations avilissantes sont généralement dissimulées et présentées comme des « défis », des « gages » ou des « challenges ». Mais que vous soyez victime ou témoin, il est primordial de prendre conscience qu’il s’agit d’un délit puni par la loi. La meilleure attitude consiste donc à porter plainte et à informer les responsables de l’établissement où le bizutage a eu lieu. Vous avez également la possibilité d’être suivi et épaulé dans vos démarches par le CNCB (voir encadré), que vous pouvez joindre de façon totalement anonyme. Sachez aussi qu’il existe un numéro d’appel dans chaque rectorat (du lundi au vendredi de 9 heures à 18 heures) afin de protéger les étudiants des dérives du bizutage. Que l’on se rassure tout de même : de nombreux établissements proposent aujourd’hui une période d’intégration festive et totalement inoffensive.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Autres ARTICLES a lire
Alix Fourré : La chasse aux trésors
Archéologue céramologue pour l’Inrap, Alix Fourré passe ses journées à...
Indécence
Tu parles d’une aventure ! Koh-Lanta, c’est donc le programme phare...
Alran sort à Orléans
L’artiste parisien Vincent Alran, révélé à Orléans par Gil Bastide,...
Événements de la semaine
9
Oct
Saint-Jean-le-Blanc – Espace Montission – Avenue Jacques Douffiagues
20 h 30.
6
Oct
Chécy – Espace George Sand
à 20 h
1
Oct
Orléans – Théâtre
à 19 h.
30
Sep
Fleury-les-Aubrais – Bibliothèque des Jacobins
à 16h30 et 17h30
28
Sep
Orléans – Théâtre Gérard Philippe.
#
27
Sep
Orléans – Parc floral
à 15 h 30.
ARTICLES RÉCENTS