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Vivre avec un chien guide
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Vivre avec un chien guide

Vivre avec un chien guide

Malvoyant, Nicolas Lacourte-Barbadaux est aussi chargé de mission nouvelles technologies à la Fédération des aveugles et amblyopes de France Val de Loire. Il raconte son parcours de vie dans la cité johannique.
a.b
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Vivre avec un chien guide-HEBDO-ORLEAN-384

Nicolas Lacourte-Barbadaux possède depuis 2018 un chien guide qui a été formé dans une école dépendante de la Fédération française des associations de chien guide, la FFAC, à Vincennes (il n’y a pas d’école fédérée en région Centre-Val de Loire, ndlr). Nicolas explique que son chien esquive les obstacles en la guidant. Toutefois, le maître doit connaître son trajet afin de pouvoir indiquer à l’animal quand tourner ou bien lui demander de « trouver les lignes » (repérer les passages piétons) ou les portes du tramway. « Mon chien me guide à l’extérieur du domicile : dans la rue, au travail, à l’hôpital… Une fois arrivé à la maison, je lui ôte son harnais, son travail est fini », explique Nicolas Lacourte-Barbadaux, qui a une relation très forte et complice avec ce premier chien guide. « Mais je suis plus strict avec lui lorsqu’il travaille : je veux qu’il demeure concentré, qu’il ignore les autres chiens et ne renifle pas par terre. Car il est garant de ma sécurité et moi de la sienne. » Une distraction survient d’ailleurs souvent dans l’espace urbain, quand les passants peuvent interpeller l’animal, le siffler ou chercher à lui donner des caresses et, de fait, le déconcentrer. Dans ces « corps de métier », Golden Retriever et labradors sont les plus courants et appellent justement aux caresses… D’un autre côté, ces espèces s’éduquent très bien et s’adaptent rapidement partout. « Quand j’ai changé de logement, mon chien a trouvé ses repères en une semaine, il s’est adapté plus vite que moi ! » plaisante d’ailleurs Nicolas.

Sans cesse accompagné de son chien guide, tant lorsqu’il se déplace dans le cadre de son travail chez un particulier que lorsqu’il se rend chez des amis, dans un commerce ou au cinéma, Nicolas Lacourte-Barbadaux a cependant pu constater différents écueils. Si la loi empêche toute employeur de refuser son animal sur son lieu de travail sous peine d’être poursuivi pour discrimination, il peut encore y avoir des refus dans des commerces, de bouche par exemple. Nicolas appelle ça des « tentatives de refus d’accès », car il parvient chaque fois à expliquer à l’intéressé (un gardien, un gérant) sa situation et, finalement, à entrer. « L’argument que j’ai rarement utilisé ? Mon chien guide est autorisé à entrer partout selon la loi. S’y opposer, c’est encourir une amende de catégorie 3 ! Et il suffit que quelqu’un de la gendarmerie ou de la police municipale vienne sur place pour constater l’infraction… »

Difficultés orléanaises ?

Et se déplacer à Orléans, est-ce facile pour un chien guide et son maître ? « Ce n’est pas évident, car on y trouve des passages cloutés et non piétons, analyse Nicolas Lacourte-Barbadaux. J’ai d’ailleurs dû apprendre à mon chien “à trouver sa place” (plutôt que “des lignes”) rue Jeanne d’arc par exemple. Pour les feux piétons, il est censé y avoir des balises sonores que je peux déclencher avec une télécommande, mais cela fonctionne de façon aléatoire. Face à un gros carrefour comme celui de la médiathèque, difficile à comprendre de manière auditive, mon chien guide est un réel atout. Enfin, les terrasses bondées rue de Bourgogne sont également déroutantes : sinuer parmi la foule peut le faire se sentir perdu ou angoissé… »

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