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Du mieux dans la protection de l’enfance ?

Du mieux dans la protection de l’enfance ?

Les enfants du Loiret sont-ils aujourd’hui mieux protégés ? Si plusieurs affaires ont défrayé la chronique ces dernières semaines, le Département, compétent sur ce dossier, assure qu’il intensifie sa politique en la matière.
Benjamin Vasset
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Les médias ont tendance à s’intéresser aux trains qui n’arrivent pas à l’heure. Or, sur le dossier de la protection de l’enfance, ils ont été quelques-uns à trainer en route ces derniers mois dans le Loiret. Il y a d’abord eu en octobre dernier un reportage diffusé sur M6, qui mettait en cause certaines pratiques de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) et d’une association du Puy-de-Dôme s’occupant d’enfants loirétains. Marc Gaudet, le président du Département, avait par la suite évoqué la « trahison » de cette association. Il y a aussi eu l’affaire Pauline Bourgoin, une mère qui avait vu son enfant lui être retiré en mai 2022 alors qu’elle avait déposé plainte contre son ex-compagnon pour violences conjugales (voir encadré). On se rappelle enfin des agissements de plusieurs salariées au sein de la micro-crèche Lib’et Bulle, à Saint-Denis-en-Val, qui avaient valu une condamnation en justice à trois de ses employées. Au-delà de ces comportements individuels déviants avait été posée la question de la responsabilité de la Protection Maternelle Infantile du Loiret, chargée de surveiller et de contrôler ces établissements, comme elle surveille et contrôle les assistantes maternelles partout dans le Département. 

Bref, autant de cailloux dans la chaussure de la collectivité, qui a rappelé cet automne être confrontée à une vraie crise de vocations pour les métiers dits du social. Or, en trois ans et demi, le Département dit qu’il a eu à prendre en charge 250 mineurs en plus. De plus, sur le dossier de la garde des enfants, la collectivité l’avoue sans détours : bien qu’elle se dise très attentive à la façon dont les assistantes maternelles et les micro-crèches traitent les enfants dont elles s’occupent, le Département admet aussi qu’il réfléchit à deux fois avant de retirer son agrément à une nounou ou de demander la fermeture d’une crèche, parce que priver des parents d’une solution de garde peut ensuite être source de difficultés insondables. 

Bientôt des relais parentaux

Malgré ces dossiers délicats, le Département explique aussi mener une politique proactive dans ce domaine de la protection de l’enfance, en créant par exemple 150 nouvelles places d’hébergement sur le territoire. La collectivité assure également qu’elle va améliorer les bilans de santé et les parcours de soin des enfants confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance. Elle a aussi mis en place depuis cette rentrée 2022 une équipe dédiée de trois travailleurs sociaux et d’un psychologue pour accompagner la prise en charge des enfants de l’ASE par des tiers, qui peuvent être – ou pas – des membres de la famille. Au-delà du cas de ces enfants en difficulté, le Département assure qu’il veut resserrer sa prévention dès le plus jeune âge sur d’autres publics, en améliorant notamment l’accessibilité des familles aux PMI. Son objectif est d’ailleurs, à l’horizon 2023, « de permettre à 100 % des femmes enceintes de bénéficier d’un entretien prénatal précoce ». Ce soutien à la parentalité, et donc à l’enfance, se matérialise aussi avec quatre relais parentaux qui doivent ouvrir sur le territoire loirétain, dont un à Orléans. « Après échanges avec des partenaires », l’appel à projets a été republié en septembre dernier, indique le Département.

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