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Eau : vers un statu quo

Eau : vers un statu quo

Le 12 juillet prochain, le conseil métropolitain va se prononcer sur le ou les modes de gestion de l’eau à adopter à partir de 2024. Sans surprise, chaque commune va garder son fonctionnement : régie publique comme à Saran, ou délégation à une entreprise privée comme à Orléans.
b.v
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Eau - vers un statu quo-HEBDO-ORLEAN-384

Pourquoi changer quand tout va bien ? C’est la question que Serge Grouard, maire d’Orléans et président de la Métropole, a posée la semaine dernière en conseil municipal au moment de se prononcer sur le prochain mode de gestion de l’eau envisagé dans la ville-centre et l’intercommunalité, puisque cet échelon est désormais compétent en la matière. Le 12 juillet, le conseil métropolitain se prononcera ainsi sur le fonctionnement choisi. Et très clairement, il sera décidé de ne rien changer : en résumé, chaque commune continuera à choisir si elle reste en régie ou en DSP (Délégation de Service Public). Actuellement, Orléans, Olivet, Chécy, Saint-Jean-le-Blanc ou Saint-Denis-en-Val fonctionnent en DSP quand Saran, Ingré, Fleury-les-Aubrais, Saint-Jean-de-Braye ou Saint-Cyr-en-Val possèdent une régie. Mais au-delà de rester dans cette continuité, il sera proposé aux communes fonctionnant en DSP d’établir une délégation unique ainsi qu’aux communes fonctionnant en régie de créer une « régie unique à autonomie financière ». Objectif : mutualiser encore pour faire baisser les coûts… et les factures des usagers. Plusieurs associations locales comme Eau Secours 45, qui poussaient pour la solution d’une régie publique unique au niveau de la Métropole, en seront donc pour leurs frais. « Je regrette qu’il n’y ait pas eu de débat », a d’ailleurs lancé en conseil municipal d’Orléans l’élu écologiste Jean-Philippe Grand, tandis que son homologue socialiste, Baptiste Chapuis, a déclaré qu’il « aurait aimé qu’on réinterroge le modèle » de la gestion de l’eau, en arguant que plusieurs villes importantes comme Grenoble ou Bordeaux avaient récemment fait le choix de repasser en régie. « L’eau ne doit-elle pas rester dans le domaine public ?, a questionné l’élu d’opposition. Que paye l’Orléanais quand il paye sa facture ? Des dividendes à des actionnaires ? »

Pourquoi changer ?

La majorité municipale à Orléans a balayé cette argumentation, expliquant que ce n’était pas le mode de fonctionnement qui faisait le prix : pour preuve, le tarif le plus élevé de la métropole se situerait à Ingré et le plus bas à Saint-Cyr-en-Val ; or ces deux communes fonctionnent toutes deux… en régie. A contrario, Michel Martin, adjoint orléanais aux finances, assure que dans la ville-centre, le prix de l’eau a baissé de 29 % depuis 2012, date de l’entrée en vigueur de la DSP avec Suez. Pour la majorité, Charles-Éric Lemaignen a d’ailleurs insisté sur le fait que le « bon mode de gestion » dépendait des « circonstances locales, sinon ce choix était idéologique ». Et ajouté : « Quand cela nécessite une grosse technicité, un service se fait davantage en délégation qu’en régie. » Se disant « pragmatique », Serge Grouard a quant à lui répété que l’eau était « excellente » à Orléans, qu’il y avait « une bonne gestion de la ressource en termes de transport » et donc aucune raison de changer de système : « À part telle ou telle association, personne ne pose ce sujet sur la place publique. Personne ! » Pour le maire d’Orléans et président de la métropole, si investissement nouveau il devait y avoir sur ce dossier, c’est sur la problématique des économies d’eau : « Dans les années à venir, la question de l’arrosage va se poser », a ainsi prévenu Serge Grouard, en indiquant que de l’eau issue de l’assainissement pourrait à l’avenir être utilisée pour arroser des végétaux au Parc floral.

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