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La foire au tout !

La foire au tout !

Entre la crise du Covid-19, le déconfinement et les rassemblements qui se multiplient suite à l’assassinat de George Floyd, la « disponibilité des cerveaux », pour paraphraser une expression restée célèbre, est en ce moment réduite à sa portion congrue.
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Entre la crise du Covid-19, le déconfinement et les rassemblements qui se multiplient suite à l’assassinat de George Floyd, la « disponibilité des cerveaux », pour paraphraser une expression restée célèbre, est en ce moment réduite à sa portion congrue. Ajoutez à cela la finale de Koh-Lanta et la reprise du football international, et voilà les esprits de nos concitoyens saturés d’informations de la plus haute importance. Que reste-t-il, alors, aux candidats au second tour des municipales pour retenir l’attention, d’autant plus que la campagne doit se dérouler dans des conditions croquignolettes, sans meetings, sans tractages et presque sans porte-voix ?

À Orléans, les candidats ont donc choisi de dégainer des propositions fortes, qui doivent IM-PRI-MER : un minimum social garanti pour Jean-Philippe Grand, une suspension des droits d’enseigne pour Serge Grouard, une baisse des indemnités d’élus pour Olivier Carré. L’heure n’est déjà plus aux grands discours ou aux démonstrations complexes : pour tenter de rallier à soi les indécis ou les indifférents – et Dieu sait qu’il y en a – chacun abat son avant-dernière carte. Elle doit marquer, et si elle fait sens, c’est tant mieux ! Pas sûr cependant que l’Orléanais du sérail, qui pense en ce moment à ses vacances d’été et à sa rentrée de septembre, soit tout à fait réceptif à ces promesses qui semblent n’intéresser, malheureusement, qu’un microcosme. Sur les réseaux sociaux, les invectives se multiplient ainsi entre les partisans de tel ou de tel candidat, mais ne paraissent finalement intéresser que les mêmes acteurs – les plus impliqués et/ou les plus politisés – lesquels ont, eux, conscience de l’importance du scrutin du 28 juin. Du petit tour que nous avons fait dans les rues d’Orléans pour humer les tendances, il en ressort ainsi une grande lassitude, quand ce n’est pas un désintérêt profond pour cette échéance municipale. Il reste encore deux semaines pour capter, séduire et convaincre. Après, il sera trop tard. Orléanaises, Orléanais : réveillez-vous, la démocratie a besoin de vous !

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