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Vive le vain
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Vive le vain

Vive le vain

Benjamin Vasset
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L’année 2020 à peine bouclée, 2021 est repartie en fanfare, avec en guise de cartes de vœux une farandole d’événements moyennement joyeux. Tenez, à Washington, on a assisté en direct à un coup d’État de carnaval, comme tout droit sorti de Tintin chez les Picaros, avec Donald Trump dans le rôle du général Tapioca. Si l’instant n’avait pas été si dramatique, il y avait de quoi pouffer, quand même, en découvrant les images hallucinantes de ces adorateurs du Président sortant, fourrures sur le dos, pénétrer au sein du saint des saints américains. Il y avait quelque chose de Groland au pays des psycho-boys, mais en moins réjouissant, toutefois : voir le drapeau confédéré voltiger pour la première fois de l’Histoire dans le Capitole sera déjà, quoi qu’il arrive, l’une des images les plus consternantes de l’année 2021. Malgré tout, et si l’on regarde le verre à moitié plein, il est à noter que la démocratie et les institutions américaines ont tenu sans vraiment trembler face aux gesticulations du pompier pyromane Trump. Le débat était, en début de semaine, de savoir si les Twitter, Facebook et consorts avaient eu raison de couper le sifflet au président américain, coupable d’avoir encouragé ses supporters à braver le verdict des urnes. On a ainsi re(re)(re)déterré Voltaire, sur l’air du « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de les dire ». Des entreprises privées peuvent-elles réduire l’expression de ses utilisateurs, qui sont aussi des citoyens ? Non, si l’on considère que toutes les fadaises qu’elles véhiculent tombent dans le domaine public. Oui, si l’on estime justement que ces plateformes ont le droit de faire ce qu’elles veulent chez elles. On peut aussi penser que réduire la fenêtre de tir d’un olibrius quel qu’il soit n’est pas tout à fait, ans le fonds, une mauvaise chose. 

En France, la liberté d’expression, elle, a poursuivi sa sarabande en ce début d’année autour d’une cacophonie habituelle au sujet de la campagne de vaccination, qui se serait enclenchée au rythme d’un escargot paralytique. Évidemment, ce n’est pas allé assez vite pour des élus en mal de sorties démagos, qui se sont empressés de voler dans les plumes de la « bureaucratie » et du Gouvernement : ça ne mange pas de pain, ça satisfait le bon peuple et ça donne un os à ronger aux médias. Pris en flagrant délit d’inertie, le ministère de la Santé a ainsi sorti de son chapeau un compteur qui énumérera les vaccinés comme celui du Téléthon décompte les promesses de don. Et de promesses, 2021 en recèle beaucoup !

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