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Vivre ou travailler ?
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Vivre ou travailler ?

Vivre ou travailler ?

Benjamin Vasset
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Le « travail » est-il une valeur de gauche ou de droite ? Ce grand débat de la rentrée ne fait certes pas avancer grand-chose d’autre que l’ego de quelques théoriciens, mais il s’inscrit dans le cadre plus global de la discussion sur l’âge de départ de la retraite, un sujet qui va devenir de plus en plus brûlant au fur et à mesure que le temps va se rafraîchir, cet hiver. Entre ceux qui ne veulent pas changer d’un iota et ceux qui demandent de s’adapter aux contraintes démographiques, il y a en fait une fracture : celle que la vie a creusée entre ceux qui se sont levés tous les matins pour simplement « gagner leur croûte », quel qu’en soit le prix, et ceux qui auront réussi à trouver dans leur travail au quotidien une forme de satisfaction qui ne soit pas que matérielle. Le problème est qu’après plus de quarante ans à ce régime, les premiers sont en général plus abîmés que les seconds ; cela veut aussi dire que ceux qui retirent le moins de bénéfices financiers de leur travail sont aussi ceux qui en sont le plus usés, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes, mais le capitalisme libéral, tel qu’il s’étend et se durcit au fur et à mesure qu’il intègre de plus en plus de joueurs, n’en est ni à une outrance, ni à des millions de victimes collatérales près. Au XIXe et au XXe siècle, on avait compris que ce système cassait les dos ; on commence aujourd’hui à percevoir qu’il fait mal aux têtes. Ce n’est pas nous qui le disons, mais l’ONU, qui a récemment alerté sur les risques de santé mentale au travail : on doute que cela ébranle les convictions de ceux qui écrivent les règles du jeu, mais peut-être finiront-ils par être alertés par le fait qu’aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises cherchent dans le désert des laborieux qui ne veulent plus s’esquinter ad vitam, ou du moins jusqu’à la retraite, pour des payes de misère. Ceux-là réclament sans le crier très fort leur part du gâteau, non plus la cerise, mais le cerisier : bref, plus qu’un salaire de labeur.

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