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« En 2021, les prix ne baisseront pas »

« En 2021, les prix ne baisseront pas »

Vincent Briand, représentant de la FNAIM en Centre-Val de Loire et propriétaire de quatre agences immobilières, nous apporte ses éclairages sur l’évolution du marché régional, et les disparités notées entre Orléans et Tours.
L.B
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Quelle est la situation de l’immobilier en région Centre-Val de Loire ?

Nous bénéficions toujours de l’effet ouest, notamment pour les deux métropoles que sont Tours et Orléans : nous profitons en effet du boom immobilier et de la croissance démographique de Nantes et Rennes, comme c’était le cas pour Bordeaux auparavant. Il existe une bonne dynamique pour ces deux villes, même s’il y a des différences. Tours possède une petite attractivité supplémentaire, qui lui donne un peu d’avance, mais Orléans est en train de se rattraper, et ce depuis quelques temps déjà. 

Comment expliquez-vous ce phénomène ?

Les deux villes se ressemblent, mais historiquement, Orléans a longtemps eu la primeur en termes d’emploi, avec des entreprises industrielles plus nombreuses. Tours est une ville traditionnellement très étudiante et vivante, semblable à Nantes : avec plus de 30 000 étudiants, l’investissement locatif est très porteur. Mais cela est de plus en plus le cas à Orléans, avec ses 20 000 étudiants et une forte croissance de ceux-ci au cours des dix dernières années.

À Orléans, le marché locatif commence toutefois à peiner…

C’est assez récent. Même si aujourd’hui, les promoteurs nationaux et régionaux sont présents dans les deux villes, pendant des années, ils rechignaient à construire de petites surfaces. Avec l’augmentation de la population étudiante, nous sommes face à une pénurie, mais c’est aussi le cas à Tours.

Quelle est votre analyse sur l’évolution des prix dans les deux villes ?

À Tours, les prix ont augmenté de 3,50 à 4,50 %, et nous attendons les chiffres définitifs de la Chambre des notaires. Il existe de grosses disparités entre les secteurs. Comme partout, dans l’hyper-centre de Tours, l’absence de biens sur le marché engendre une tension sur les prix. Mais dès qu’on s’éloigne un peu, cela va mieux. À Orléans, la progression est de 5,70 %, et en ce qui concerne 2021, nous ne voyons absolument pas les prix baisser sur les deux métropoles. Le mouvement est là et n’est pas près de s’arrêter.

Pour les acquéreurs, cela suppose quelles conséquences ?

La surface achetable a diminué d’environ 2,50 m². Nous craignons depuis des années la remontée des taux ; heureusement, elle n’arrive toujours pas. Il y a même une légère baisse, ce qui compense la hausse des prix. En revanche, les primo-accédants ont déserté le marché – en tout cas ceux qui n’ont pas d’apport – compte tenu des restrictions bancaires. Même si les conditions d’octroi viennent de s’assouplir, nous n’en voyons pas encore les effets…

Êtes-vous étonné de la résistance du marché malgré les circonstances ?

Nous avons tous fait une très bonne année, alors que nous n’avons pas pu faire de visites pendant trois mois. En mai et juin, nous avons enregistré un nombre record de transactions, et l’atterrissage 2021 est pour le moins inattendu, c’est certain.

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