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Énergie : pourquoi ça flambe ?
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Énergie : pourquoi ça flambe ?

Énergie : pourquoi ça flambe ?

Beaucoup d’entre vous ont certainement constaté une hausse du montant de leur facture d’électricité et de gaz. Les prix de l’énergie s’envolent depuis le début de l’année, et cela ne devrait pas se calmer. Pourquoi de telles hausses et comment faire pour ne pas être (trop) impacté ? L’association de consommateurs UFC-Que Choisir Orléans apporte ses éclairages.
Gaëla Messerli
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L’association de consommateurs orléanaise UFC-Que Choisir enregistre de plus en plus d’appels en lien avec la hausse des prix de l’énergie. « Les gens sont inquiets de voir leur facture augmenter, énonce Françoise Pilard, la présidente de la section orléanaise. Il y a aussi des difficultés de règlement, avec le risque de coupures. » En préambule, l’association rappelle d’abord qu’il existe deux types de marchés : le marché libre et celui des tarifs dits régulés ou réglementés, fixés par les pouvoirs publics (Engie, EDF). 

Conséquences du Covid 

Pour autant, l’énergie est de plus en plus chère pour tous les particuliers. « Le prix du gaz est en partie basé sur celui du pétrole, explique méthodiquement Françoise Pilard. Actuellement, le cours de celui-ci s’envole, car il y a plus de demande que d’offre. La production était au ralenti l’an dernier et là, tout est reparti. Cependant, il faut quand même reconnaître que le prix du gaz a énormément augmenté, c’est du rarement vu à ce niveau. » Au mois d’octobre, le prix du gaz a ainsi bondi de 12,6 %, et si l’on se penche sur un temps plus long, c’est-à-dire depuis janvier 2021, l’augmentation est, elle, de… 57 % ! Le prix de l’électricité pour les consommateurs a quant à lui augmenté de 1,6 % en février et de 0,46 % en août. « Et on parle déjà d’une hausse de 12 % en 2022, prévient Françoise Pilard. Le Gouvernement a certes annoncé un gel des prix, lesquels ne devraient pas dépasser + 4 %, mais, si les coûts augmentent ainsi au niveau de la production la question est de savoir au final qui va payer… »

Comment s’en sortir ?

Les particuliers qui sont en tarifs libres ont signé un contrat d’un ou deux ans. « Beaucoup se terminent au mois de novembre et les consommateurs ont vu arriver une proposition beaucoup plus élevée que d’habitude… », énonce Françoise Pilard, qui enjoint à confronter les prix proposés. Pour cela, la représentante de l’association orléanaise renvoie vers le site national de l’UFC-Que Choisir, mais aussi sur celui du médiateur de l’énergie. « Il faut avoir votre facture pour rentrer toutes les données, et cela vous proposera le fournisseur le moins cher », assure Françoise Pilard. De son côté, l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir Orléans mène actuellement une campagne intitulée Énergie moins chère ensemble, basée sur le principe de l’achat groupé. Cependant, dans un contexte où les prix des marchés internationaux du gaz et de l’électricité explosent, les enchères sont reportées au premier trimestre 2022. Pour autant, les inscriptions sont possibles jusqu’au 31 janvier 2022 sur le site www.choisirensemble.fr « Cela n’engage à rien de s’inscrire et cela permet de bénéficier de prix groupés, explique l’UFC-Que Choisir. Lors de la campagne de 2019, 1 700 ménages dans le Loiret avaient souscrit aux offres proposées, avec une économie moyenne de 165 €.» Particularité du marché de l’énergie : il est possible à tout moment de rompre son contrat. « La rupture ne coûte rien au consommateur, rappelle François Pilard. Actuellement en France, le tarif réglementé reste majoritaire, car les gens sont fidèles à leur fournisseur. Pourtant, parfois, le marché libre permet de faire des économies. Il faut savoir aussi que les tarifs réglementés pour le gaz seront abandonnés au 1er juillet 2023. Pour l’électricité, il n’y a pas encore d’échéance. » 

Moins de taxes ? 

L’UFC-Que Choisir demande également, au niveau de sa fédération, « une diminution des taxes » au Gouvernement. Celles-ci représentent en effet près du tiers de la facturation de gaz ou d’électricité aujourd’hui. Un chèque-énergie, qui existe déjà pour les ménages les plus modestes (5,8 millions de personnes), va d’ailleurs être abondé en décembre par une aide de 100 €. « Cela aidera certains ménages, mais ça ne touchera pas tout le monde », oppose Françoise Pilard. Pour l’heure, sur le front des carburants, le Gouvernement a préféré opter pour une « indemnité inflation » de 100 € que pour une baisse des taxes.

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