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Étudiants annoncés, collectif lancé

Étudiants annoncés, collectif lancé

Alors que la rectrice d’Académie a annoncé en fin de semaine dernière une avancée très concrète dans la formation d’étudiants en médecine à Orléans, un collectif a été lancé pour soutenir le projet de CHRU et « empêcher » la concrétisation du partenariat Orléans / Zagreb.
Benjamin Vasset
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La rectrice d’Académie, Katia Béguin, l’a annoncé en fin de semaine dernière lors du Forum de l’Orientation : des jeunes femmes et des jeunes hommes pourront bel et bien entamer des études de médecine à Orléans à partir de septembre 2022. Bien que les Missions diligentées par Jean Castex (voir plus bas) n’aient pas encore rendu le résultat de leurs analyses, la rectrice d’Académie a toutefois assuré qu’une centaine de places seraient disponibles sur Parcoursup dès la fin de cette semaine. En résumé, des étudiants pourront réaliser à Orléans leur Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) – l’équivalent, pour aller très vite, d’une première année de médecine–. Par ailleurs, une centaine de places supplémentaires seront aussi créées en Licence Accès Santé (LAS), une formation plus généraliste qui accueillait déjà depuis 2020 des étudiants à Orléans. Ces deux annonces ne sont pas une fin en soi, puisque les revendications des élus locaux et des collectifs de médecins vont au-delà de ces « premières années », l’idée étant, on le rappelle, de fixer les étudiants sur le territoire à la fin de leur internat. Le deuxième étage de la fusée sera ainsi d’organiser dans la cité johannique, en lien avec la fac de Médecine de Tours, le CHRO et l’université d’Orléans, la suite des études post-PASS, et notamment la deuxième année de médecine. 

Grandes manœuvres

Sur ce dossier de l’implantation de médecins, un ancien élu orléanais (2008-2014), Tahar Ben Chaabane, a lancé la semaine dernière un collectif d’une vingtaine de personnes, baptisé « Pour la création d’un CHU à Orléans ». « C’est un collectif de citoyens intéressés par la problématique de désertification médicale et qui ne veulent pas laisser la gestion de ce dossier à des élus qui ont des projets décalés sans aucun lien avec la réalité du problème, détaille Tahar Ben Chaabane. Cette démarche a deux objectifs : d’un, soutenir la création d’un CHRU tel que proposé par Jean Castex et soutenu par tous les élus de la région ; de deux, empêcher la concrétisation du projet hasardeux du maire d’Orléans qui consiste à financer, avec l’argent du contribuable, une faculté privée à 12 000 € par an et par étudiant. Il y a d’un côté une démarche responsable et transpartisane, celle du président de Région François Bonneau, et de l’autre une opération de comm’ du maire d’Orléans ». L’ancien élu centriste indique qu’une page Facebook et un compte Twitter ont déjà été créés pour « informer les Orléanais ». Opposant virulent à Serge Grouard depuis plusieurs années, Tahar Ben Chaabane est très remonté contre le projet de partenariat d’Orléans avec Zagreb, malgré l’unanimité faite autour de lui lors du dernier conseil municipal d’Orléans. « L’opposition ? Elle ne veut pas sortir de son hibernation et portera la responsabilité de son choix » flingue Tahar Ben Chabaane. L’ancien candidat aux élections municipales en 2014, pense qu’avec l’annonce de la rectrice d’Académie, le partenariat Orléans/Zagreb « n’a normalement -je dis bien normalement- plus de raison d’être. Mais avec Serge Grouard et Florent Montillot, rien n’est moins sûr ». Les deux hommes s’envoleront d’ailleurs pour la Croatie le 24 mars prochain pour « préparer la mise en œuvre de cet accord ».

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