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Excellent cru pour le tourisme
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Excellent cru pour le tourisme

Excellent cru pour le tourisme

Selon les acteurs du tourisme, l’été 2022 a été exceptionnel pour la région Centre-Val de Loire, qui fait partie des régions progressant le plus en termes d’activité au niveau français. Cependant, des points d’amélioration restent à travailler, notamment en termes d’hébergement.
Gaëla Messerli
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Après deux années compliquées, le tourisme en Centre-Val de Loire semble repartir sur de bonnes bases. François Bonneau, le président de Région, qualifie ainsi l’année 2022 « d’excellente » sur ce point. Il s’appuie sur les bons résultats estivaux, fruits, selon lui, de choix stratégiques dessinés -notamment par la Région – depuis plusieurs années et par l’investissement des professionnels. « Le Centre-Val de Loire est la première destination à vélo, avec plus de 18 % de passages supplémentaires par rapport à 2019, insiste François Bonneau. Cela représente près d’1,25 million de visiteurs à vélo. De plus, le taux de remplissage des hébergements sur la période estivale est de 72 %. Quant au zoo de Beauval, il a dépassé les 1,7 million de visiteurs, et les deux millions pourraient même être atteints en fin d’année ! » Le temps des saisons touristiques s’est également allongé. « Ce phénomène a un vrai impact en matière d’emplois durables dans ce secteur. » Pour rappel, le tourisme représente 33 000 emplois en région.

L’hébergement pas encore de retour

La bonne nouvelle est que la destination région Centre-Val de Loire « progresse sur les deux segments : le national et l’international (les touristes néerlandais, belges et britanniques constituent le trio de tête, ndlr). Il y a désormais une vraie identité du Centre-Val de Loire ». Pour Harold Huwart, vice-président en charge du tourisme à la Région Centre-Val de Loire, « nous avons des chiffres, cet été, meilleurs qu’en 2019, année record, sauf pour certains grands sites où les records avaient été très forts avec les 500 ans de la Renaissance. On observe également une progression sur les hébergements et les sites, mais on constate néanmoins un impact des hausses des prix sur le budget restauration ». 

À Orléans, Valérie Beaudoin, la patronne du Cabinet Vert, confirme qu’elle n’a pas chômé. Pour autant, tout n’est pas encore parfait. En effet, en nombre de nuitées sur l’année, la région Centre-Val de Loire n’a, selon l’observatoire régional du tourisme, pas encore tout à fait retrouvé la voilure annuelle d’avant Covid-19. « Dans une année normale, nous recensons entre 9 et 10 millions de nuitées, explique Claude Béchu, responsable du pôle observation. Aujourd’hui, nous sommes autour de 8 millions. » Un constat réalisé par les hôteliers. « Les grands groupes ne sont pas encore revenus, estime Pierre-Édouard Vinsot, président des Logis de France d’Eure-et-Loir. La situation est plus compliquée pour les grandes structures hôtelières. Aujourd’hui, nous voyons plutôt des petits groupes familiaux de 20 à 25 personnes. » À cela s’ajouteraient les hausses des matières premières, de l’énergie mais aussi du SMIC hôtelier. Même en augmentant ses prix, « cela va être compliqué si on veut garder tous nos salariés et bien les payer », continue Pierre-Edouard Vinsot. Selon Harold Huwart, il faut cependant poursuivre l’amélioration du parc d’hébergements en région. « Depuis 2016, l’intervention régionale pour la création et la rénovation des hébergements touristiques a porté sur 10 % du parc classé. Avec le fonds tourisme durable, d’ici la fin de l’année, environ 120 diagnostics d’hôtels et de sites auront été accompagnés et financés pour plus de 665 000 €. » 

Vigilants sur la restauration

Les campings, gros consommateurs d’énergie, font le même constat, en ajoutant pour leur part les problèmes de recrutement et de mobilité lorsque les établissements ne sont pas situés en zone urbaine. « On a pu avoir de l’aide en juillet et en août grâce aux étudiants, mais nous avons des difficultés avec les CDD qui ne viennent pas travailler, raconte Fabienne Kergoat Deneuville, directrice commerciale du zoo de Beauval. Il y a aussi le problème du transport pour les salariés. » Harold Huwart indique enfin être vigilant sur la restauration : « avec l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, on constate un effet cisaille sur certains restaurants. Les établissements qualitatifs situés dans des zones touristiques s’en sortent bien, mais il y a une vague de fermetures de restaurants sur les territoires ruraux. »

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