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Faire face au harcèlement de rue
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Faire face au harcèlement de rue

Faire face au harcèlement de rue

Le harcèlement de rue est, à Orléans comme ailleurs, un véritable fléau social que la loi a tenté d’encadrer plus sévèrement en 2018. Mais face à la multiplicité des situations, des « formations » numériques débarquent sur Internet. C’est le cas de celle proposée par le programme Stand Up, qui donne quelques clés aux victimes et/ou aux témoins si la situation se présente. 
Ambre Blanes
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Stand Up est un programme mondial qui partage des outils simples mais déterminants pour intervenir en sécurité lorsqu’on est victime ou témoin de harcèlement dans la rue (bar, piscine, salle de sport…). Plus de 200 000 personnes dans le monde l’ont déjà utilisé. La formation se tient en visioconférence, animée par une formatrice professionnelle. Lors de la séance d’une heure à laquelle nous avons assisté, 400 personnes, parmi lesquelles des hommes et des femmes venus d’Orléans, y ont participé. Grâce aux sondages en direct, on apprend que plusieurs presque toutes les formes de harcèlement ont été éprouvées par les 400 participant(e)s de cette cession : 91 % de regards insistants, 85 % de commentaires déplacés, 81 % de sifflements et bruits d’animaux, 57 % de traque, 54 % de gestes inappropriés, 45 % de frottage, 29 % d’exhibition sexuelle et 28 % d’attouchements ont été subis.

À vous d’agir !

Commençant par un temps d’échange suivi du recueil de témoignages et des attentes des participants, la formation répertorie les principales situations de harcèlement de rue. Les internautes assistent à une approche théorique du problème et, grâce à l’effet de groupe, se sentent moins seuls quand vient la question des peurs qui empêchent l’intervention en tant que témoin face à une situation de harcèlement. En situation réelle, la peur que partagent 84 % des participants est, en effet, que l’agresseur se retourne contre eux. Arrive ensuite la « peur d’aggraver les choses » (53 %). Pourtant, l’inaction dans ce genre de cas (« personne n’agit, pourquoi le ferais-je ? ») porte un nom bien précis : l’effet témoin. Ce type de raisonnement peut inciter une foule entière à attendre que quelqu’un d’autre agisse… Cela demande du courage d’intervenir, mais le mimétisme et la solidarité se mettent alors en route, multipliant les alliés de la victime. C’est là où la formation est utile : elle délivre des clés comportementales à adopter et à appliquer dès le lendemain. À l’aide de vidéos de mise en situation, brièvement analysées et débattues par l’audience, l’animatrice décortique les « 5D » ou « techniques d’interruption du harcèlement » : distraire, déléguer, documenter, diriger et dialoguer.

Stand Up explicite également l’impact psychologique de cette menace quotidienne pour les femmes, en particulier les victimes, et souligne l’importance d’échanger après cette expérience pour aider la victime à s’en détacher plus rapidement ou sainement. « Il est vital d’être bienveillante envers soi-même et de se rappeler qu’on n’est jamais coupable. C’est le harceleur qui l’est », a conclu l’intervenante lors de la séance de formation à laquelle nous avons pu assister. 

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