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Happyvore, la viande en moins
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Happyvore, la viande en moins

Happyvore, la viande en moins

La première usine française de fabrication de produits simili carne ouvrira ses portes début 2023 à Chevilly, au nord d’Orléans. Il s’agira de la plus grande production hexagonale de produits végétaux destinés à concurrencer le secteur de la viande. Cocorico ! 
Laurence Boléat
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Le goût, l’odeur et la texture de la chair animale : les deux créateurs d’Happyvore ont bossé dur pour s’en approcher tout près. Avec des protéines de pois, de blé ou de soja, de l’huile de tournesol, d’olive ou de colza, des colorants comme la betterave et des arômes naturels tels que le piment de Cayenne, Guillaume Dubois et Cédric Meston ont réussi à proposer des merguez, des chipos, des boulettes et des steaks hachés à l’apparence trompeuse. Leurs nuggets et aiguillettes – leurs produits phares – sont d’ailleurs visuellement plus vrais que nature… Les deux hommes se sont lancés il y a trois ans à Paris et ont choisi Chevilly, au nord d’Orléans, pour installer leur premier atelier de transformation, idéalement situé pour acheminer leurs livraisons. Jusqu’à présent, Guillaume Dubois et Cédric Meston s’adressaient à des sous-traitants, mais ils ambitionnent à très court terme de tout fabriquer localement et d’utiliser les ressources agricoles du Loiret et de ses environs pour s’approvisionner en matières premières. « Ce qui est génial ici, c’est qu’on peut trouver de la betterave et du tournesol chez les agriculteurs d’à côté », s’enthousiasme Cédric Meston, 28 ans, l’un des fondateurs d’Happyvore. Car son ambition est de taille : fabriquer des produits qui ressemblent très fort à de la viande, avec un fumet identique, et qui soient aussi bons. Si l’on en croit les commentaires autour de la dégustation que les deux fondateurs ont proposée il y a quelques jours à Chevilly, le pari est réussi… Avec pas moins de cinq brevets déposés et environ 1 000 versions différentes pour obtenir un résultat probant, l’objectif clairement affiché est de concurrencer le géant Nestlé sur un marché qui devrait exploser dans les prochaines années. Déjà présents dans les collectivités, la restauration d’entreprise, les circuits de distribution des grandes enseignes et unique offre végétale distribuée par Picard, HappyVore vend aussi en direct via son site web.

Un marché en pleine expansion

Les deux co-fondateurs, ingénieurs généralistes passionnés d’environnement, ne sont pas hostiles à la viande, mais soulignent avec force son impact sur l’environnement, surtout lorsqu’elle est consommée à grande échelle en mode fast-food. Or un steak végétal, par exemple, serait 17 fois moins polluant qu’un steak de bœuf… « Nous ne nous attaquons pas à la viande de bonne qualité et aux éleveurs qui ont de petits cheptels mais à l’élevage intensif qui produit du bas de gamme et beaucoup de carbone », tient à préciser Guillaume Dubois, 34 ans. Sur ce marché hautement concurrentiel, la marque reste encore discrète sur ses performances, soulignant tout de même qu’en 2021, son chiffre d’affaires a plus que triplé par rapport à l’année précédente. Devenir les leaders français et s’exporter partout dans le monde, façon gourmand et gourmet, telle est l’ambition de ces bouillonnants jeunes entrepreneurs, soutenus à hauteur de 35 M€ par des poids lourds de l’agroalimentaire. À terme, une centaine d’emplois devraient voir le jour sur le territoire, à la grande satisfaction des élus locaux qui espèrent dans un avenir proche inciter d’autres entreprises à s’installer à proximité. En effet, pour l’instant, la transformation en protéines des légumineux et des céréales, bases de la composition des produits HappyVore, s’effectue dans le nord de la France.

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