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Hors PASS… la rentrée des classes

Hors PASS… la rentrée des classes

Si la grande affaire de la rentrée pour l’Université est bien entendu la rentrée des étudiants en « première année de médecine », le président de l’établissement orléanais, Éric Blond, tient à rappeler la diversité des formations offertes sur le campus de La Source… et dans six autres villes de la région.
Benjamin Vasset
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Toujours assez badin en public, Éric Blond plaisantait en ce mardi jour de rentrée universitaire post-PASS (voir ci-contre). « On a 206 formations, mais il y en a une qu’on voit plus que les autres… » ironisait le président de l’université d’Orléans, à la tête d’un paquebot de 2 000 personnels (dont près de 1 200 enseignants, chercheurs… ou les deux) et de presque 20 000 étudiants (les effectifs devraient être en légère baisse cette année, de l’ordre de 500 étudiants en moins, ndlr). Alors oui, l’attention médiatique et politique a été phagocytée par le fait qu’Orléans devienne dès cette année une ville de médecine universitaire – avec la transformation du CHRO en CHU prévue pour Noël –, mais l’université a d’autres axes de développement dans sa besace : la « naissance future d’unités de recherche INSERM* à Orléans », certes liée à la création d’une fac de Médecine, mais aussi la pérennisation de l’ouverture à l’international. « J’aime à dire que l’université d’Orléans est une université régionale de dimension européenne », résume Éric Blond, signifiant à la fois sa présence à Chartres, Bourges, Blois, Châteauroux, Issoudun et… Tours, et son intégration dans le projet Athena, dont le but est, avec plusieurs autres instituts ou universités européennes regroupant 170 000 étudiants (Portugal, Allemagne, Italie, Grèce…), de « proposer des formations résolument internationalisées et de favoriser l’émergence de projets de recherche et de développement collaboratif ». En 2020/2021, l’établissement accueillait ainsi près de 2 900 étudiants de nationalité étrangère qui, il y a deux ans, ont été les plus sévèrement touchés par la crise du Covid. Les reportages n’ont pas manqué pour raconter la précarité de certains de ces jeunes hommes et femmes qui devaient courir les distributions alimentaires pour pouvoir subsister. À propos de ce sujet sur lequel l’université est attendue, Éric Blond répond que l’établissement « accompagne », grâce au guichet AIDE, environ 800 dossiers d’étudiants se trouvant « dans une situation compliquée ». « Huit cents, cela reste trop, mais si on ramène aux 20 000 étudiants de l’établissement, ce nombre reste raisonnable en termes de pourcentage », relativise Éric Blond. Alors qu’une épicerie sociale et solidaire va bien ouvrir cet automne sur le campus, l’université précise aussi que « l’accent sera mis sur les opérations qui permettront aux étudiants de trouver le plus rapidement possible un job ». Un forum jobs étudiants sera d’ailleurs organisé fin septembre au guichet AIDE.

Le bon choix ?

Offrant un panel de formations allant des Sciences humaines à l’Économie en passant par les Sciences et Techniques ou la Kinésithérapie, l’université d’Orléans souhaitait aussi rappeler, en ce début d’année universitaire, qu’elle était un excellent tremplin pour se faufiler dans le marché de l’emploi. « J’entends encore trop souvent dire que l’Université n’est pas le meilleur choix pour intégrer le monde professionnel, certains de nos masters ont un taux d’insertion de 100 %. » C’est vrai pour les titulaires d’un master d’Économétrie en 2018, qui avaient fait carton plein en décembre 2019 ; ça l’est logiquement un peu moins pour les diplômes d’un master en Histoire (68 % d’insertion en décembre 2020), dont beaucoup poursuivent leurs études (professorat, doctorat). Mais au-delà des filières universitaires « classiques », l’université d’Orléans offre, avec ses cursus en apprentissage, son nouveau BUT (Bachelor Universitaire de Technologie, en trois ans) ou son école d’ingénieurs (Polytech), de nombreuses autres voies possibles pour ses presque 20 000 étudiants.

* Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale

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