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Le Festival de Loire devra évoluer
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Le Festival de Loire devra évoluer

Le Festival de Loire devra évoluer

Lors du dernier Conseil municipal d’Orléans, les élus ont acté le besoin de faire évoluer le Festival de Loire. Mais ce ne sera pas avant deux ans, puisque l’édition prévue en septembre prochain est déjà sur les rails…
Benjamin Vasset
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Ils l’aiment, leur Festival de Loire… Et pour rien au monde, ils ne voudraient le voir s’éteindre. Mais pour éviter une certaine forme de lassitude, les élus actuels – qui étaient pour certains déjà là lors de sa première édition, en 2001 – savent qu’il va falloir trouver des moyens d’impulser une nouvelle dynamique. Serge Grouard, qui fut à l’initiative de ce Festival lors de son premier mandat de maire, le reconnaît bien volontiers : « cet événement a 20 ans, il faut le faire évoluer ». L’opposition socialiste et écologiste, par l’intermédiaire de Baptiste Chapuis et Jean-Philippe Grand, a ainsi demandé, en conseil municipal, de réfléchir à un changement de dates. Traditionnellement, le Festival de Loire a lieu à la fin du mois de septembre, à une période de l’année où le niveau du Fleuve royal est désespérément bas. Lors de l’édition 2019, de l’eau avait même été pompée dans le canal d’Orléans pour permettre aux bateaux de naviguer… De cela, les écologistes ne veulent plus. Serge Grouard semble ouvert à l’idée de revoir le calendrier, mais en profite pour mettre sur la table la question de la durée de l’événement. « Faut-il l’étendre ?, s’interroge à haute voix le maire d’Orléans. Oui, mais sur cinq jours, on contraint déjà beaucoup la vie des riverains. Plus généralement, la Loire doit vivre davantage, avant et après le Festival, qui doit être une sorte de bouquet. » Et Serge Grouard de développer un souhait, celui de « retrouver en bord de Loire une vie artisanale et une construction de bateaux. Ce fleuve a été très vivant, Orléans a été un grand port commercial. On dit aujourd’hui que la Loire n’est plus navigable ? Non, elle est juste moins naviguée ». 

Limiter l’impact environnemental

Lors de sa dernière édition, en septembre 2019, Jean-Philippe Grand s’était également appesanti sur le coût écologique du Festival de Loire. Au-delà des problèmes d’étiage du Fleuve royal, il avait notamment relevé que nombre de bateaux « exposés » arrivaient à Orléans non par voie fluviale, mais par… camions. « Cet événement a un véritable impact sur l’environnement, continue aujourd’hui l’élu écologiste. Il faut tout faire pour le minorer ». Pour l’édition 2021, qui devrait se tenir du 22 au 26 septembre, Jean-Philippe Grand tique d’ailleurs sur le fait que les marines de neuf pays européens soient invitées d’honneur. « En termes d’impact environnemental, soupire-t-il, ce n’est pas terrible. Bon, on va dire que c’est parce que c’est la 10e édition… » Mais pour la suite, il demande à la majorité en place de se montrer « radicale » quand il faudra prendre des décisions sur l’avenir de la manifestation.

Autre piste d’évolution : Baptiste Chapuis aimerait voir le Festival de Loire sortir de ses frontières géographiques traditionnelles. « Pourrait-on envisager un village de Loire sur la place du Martroi ou sur la place de la Bascule, et mieux occuper la place Saint-Aignan ? » Sur la nature même de la manifestation, que l’opposition de gauche a longtemps comparée à une aimable « fête à la saucisse », les élus actuels, socialistes comme écologistes, sont cependant un peu moins vindicatifs qu’à une certaine époque, se satisfaisant par exemple que l’édition 2021 ait pour fil rouge le développement durable et la biodiversité. « Ce Festival de Loire, a l’avenir, doit être bicéphale, propose l’élue socialiste Ghislaine Kounowski. Il doit faire la part belle à l’environnement et à la culture. Nous avons envie de rendre cet événement incontournable au niveau national et international. Le Festival de Loire peut être un marqueur de cette identité orléanaise. »

Pour l’édition 2023, Jean-Pierre Gabelle, le conseiller municipal en charge du dossier, a annoncé que serait instauré un « comité de réflexion » qui phosphorera sur les mutations nécessaires. Celui-ci sera composé de sept élus du conseil municipal, trois représentants des oppositions, et quatre de la majorité. « L’objectif de ce comité sera de présenter un rapport pour la fin de l’année 2021 », nous dit-on.

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