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Le réseau périnat veut améliorer les conditions d’avortement

Le réseau périnat veut améliorer les conditions d’avortement

Cette semaine avait lieu la Journée internationale des Droits des Femmes. L’occasion de rappeler qu’il y a quelques mois, le réseau Périnat de la région Centre-Val de Loire a lancé un dispositif permettant de recueillir les témoignages de patientes et professionnels de santé autour de l’IVG.
Hugo De Tullio
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« Renforcer le droit à l’avortement » : c’était l’objectif de la proposition de loi d’Albane Gaillot (Écologie Démocratie Solidarité), qui a permis d’allonger, en février 2022, le délai légal de 12 à 14 semaines de grossesse. De son côté, le réseau sPérinat en Centre-Val de Loire s’est également emparé de cette thématique en proposant un dispositif de recueil des signalements des dysfonctionnements, survenus lors des parcours IVG dans la région. Déjà mis en place sur d’autres territoires en France, ce système « a permis aux professionnels de santé de révéler des situations délicates autour de la prise en charge des IVG. Il y avait une vraie envie de le faire émerger ici », confesse la docteure Nathalie Trignol, médecin référente du Centre d’orthogénie au CHU de Tours. La Commission pour la santé sexuelle a notamment travaillé sur ce projet, tout comme différentes associations (Planning Familial), l’Agence Régionale de Santé, ainsi que des représentants de médecins, de sages-femmes ou de conseillères conjugales.Concrètement, il s’agit de flyers et d’affiches diffusés dans des structures médicales, mais aussi dans l’espace public et la presse. Sur ces derniers, il est possible de flasher un QR Code qui permet de remplir un formulaire, de façon anonyme ou non. Un certain nombre d’items y sont proposés, avec de nombreuses questions : « quand a eu lieu l’événement ? Dans quelle structure ? À quel moment de la prise en charge ? Quel est le seuil de gravité estimé par la femme ? » 

« Viser un public large »

Qu’entend-t-on cependant par « dysfonctionnements » ? Selon la docteure Trignol, cela peut concerner « des manques d’accès aux soins à cause d’un problème de maillage territorial, une relation duelle entre un soignant et une patiente, un refus de soins, des stigmatisations ou des complications médicales. » La médecin poursuit : « nous avons souhaité viser un public large. » C’est pourquoi tous les citoyens peuvent y répondre, que l’on soit une patiente, un accompagnant ou un professionnel de santé. Les témoignages de ces derniers sont même vivement recommandés. L’objectif du dispositif n’est pas de dénoncer telle ou telle pratiques ou quelconques médecins, mais de proposer « une information à un instant T d’une situation vécue, ressentie, constatée, pour que les professionnels concernés s’emparent de la question et puissent y apporter des correctifs », précise Nathalie Trignol. Celle-ci ne doute à aucun moment de la bonne foi de tous les professionnels de santé liés aux questions autour de l’IVG, mais évoque « des freins institutionnels et législatifs. »

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