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L’égalité à l’épreuve des collégiens
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L’égalité à l’épreuve des collégiens

L’égalité à l’épreuve des collégiens

Lundi dernier, à l’occasion de la Journée internationale des Droits des femmes, la Quinzaine de l’égalité s’est ouverte dans plusieurs lieux d’éducation dans le département. À Orléans, le nouveau collège Jean-Rostand a mis en place une série d’opérations pour faire progresser ce concept dans l’esprit des jeunes générations. 
Benjamin Vasset
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L’égalité femmes-hommes : une très belle perspective qui, en certains domaines, reste encore théorique. Pensez par exemple que dans l’Education nationale, 73 % des personnels sont encore masculins. C’est le chiffre qu’a rappelé Katia Béguin, la rectrice de l’Académie Orléans-Tours, au moment d’inaugurer, lundi, en présence de la nouvelle préfète Régine Engström, la Quinzaine de l’égalité au collège Jean-Rostand. La plus haute représentante de l’Etat en région – la première femme à occuper ce poste dans l’histoire du Centre-Val de Loire, rappelons-le– a de son côté tenu un discours assez émouvant aux enfants qui lui faisaient face. « En cette période où l’on parle beaucoup de relance, peut-on relancer le pays sans parler des jeunes, s’est interrogée Régine Engström. L’égalité, ce n’est pas seulement le 8 mars, c’est tous les jours de votre vie. De même, il n’y a pas d’égalité sans liberté. Ayez des rêves, rêvez grand, dépassez les stéréotypes : l’école va vous armer pour cela. Ne vous fermez aucune porte. » Des paroles qui ont rejoint celles de Katia Béguin, qui a incité les collégiennes et collégiens à, plus tard, repousser leurs barrières mentales et ne s’interdire « aucune étude ». « Ne vous autocensurez pas! », a d’ailleurs enquis la rectrice.

Dans les établissements scolaires, un référent sur ces questions d’égalité femmes-hommes doit en théorie être nommé. C’est le cas au collège Jean Rostand, où ce rôle est tenu par Valérie Martin, qui est également professeure-documentaliste. C’est elle qui est, si l’on peut dire, a été la cheville ouvrière de la Quinzaine de l’égalité dans cet établissement du nord-est d’Orléans. « Notre objectif, c’est d’amener un esprit critique, d’inciter les élèves à faire une sorte de pas de côté, notamment sur les projections en terme de métiers, résume-t-elle. Car aujourd’hui, les filles vont avoir davantage tendance à aller sur des études plus littéraires et les garçons davantage sur des activités dites manuelles. De ce côté-là, les choses ont peu évolué. Du coup, on essaye également de faire comprendre qu’on agit aussi pour les garçons. » Autre sujet en débat : la question des violences sexuelles et/ou sexistes. Là dessus, rien de bien neuf sous le soleil des collèges : on continue à s’y traiter de « pute » ou de « pédé« . Une forme de « banalisation » dans le vocabulaire qui reste plutôt, pour l’instant, à l’état de mots.

Casser les stéréotypes de sexe

Concrètement, comment les élèves en question vivent-ils ce coup de projecteur sur cette question de l’égalité ? « Ça les touche, raconte Valérie Martin, parce que ça fait écho à leur quotidien. » Tous les niveaux du collège, de la 6e à la 3e, ont ainsi pu ou vont pouvoir se frotter à cette problématique, sous des formes et des sujets variés : les stéréotypes de sexe pour les 6e, des ateliers d’éducation à la sexualité pour les 4e ou un travail sur l’orientation professionnelle pour les 3e. Quatre classes ont également bûché pour renommer certains lieux du collège du nom d’une figure féminine historique. Le hall du collège Jean-Rostand s’appellera donc Olympe de Gouge, tandis que la piste de course prendra le nom d’Alex Morgan, en hommage à la footballeuse star de la sélection américaine. Et de façon encore plus concrète, le collège Jean-Rostand, qui explique d’ailleurs porter cette question de l’égalité dans son projet d’établissement, va, une fois que la crise de la Covid sera passée, créer des créneaux horaires pour que les filles puissent elles aussi profiter du terrain de foot de l’enceinte scolaire, habituellement squatté par les garçons. L’égalité, ça commence déjà par le partage.

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