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Les vérités de Monsieur Montillot
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Les vérités de Monsieur Montillot

Les vérités de Monsieur Montillot

En plus de la santé, Florent Montillot impulse également à Orléans la politique de sécurité et de tranquillité publique, dont il s’était déjà occupée entre 2001 et 2014. Mais il est aussi fortement engagé en ce moment sur d'autres dossiers chauds, comme celui de l’Aselqo et de la « prison » des Groues. benjamin vasset
B.V
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Sécurité : évidemment, ça va mieux

En 2020, la liste des Orléanais au Cœur avait axé une bonne partie de sa campagne électorale sur un rétablissement de la sécurité. Alors que les statistiques précises de l’année 2021 devraient être délivrées fin février, début mars, Florent Montillot annonce déjà, pour Orléans, des chiffres 2021 « qui sont en baisse, à l’inverse du reste de la métropole, du Loiret et de la France » (les chiffres de la délinquance dans le Loiret sont délivrés traditionnellement par la Préfecture ; ils n’ont pas encore été rendus publics pour l’année 2021, ndlr). Le premier maire-adjoint d’Orléans indique que « même » les données liées aux violences à la personne seraient bonnes dans la cité johannique : « là-dessus, on n’a pas bougé depuis 2001, assure-t-il, alors que ce sont les indicateurs qui ont le plus bougé partout ailleurs ! » En revanche, Florent Montillot convient de « remontées » d’habitants concernant des trafics place De Gaulle, dans le centre-ville d’Orléans, mais également place Ernest-Renan, à La Source. Il a été dernièrement sollicité par les commerçants des Halles-Châtelet à cause de la présence de « marginaux » : il projette en conséquence, avec d’autres partenaires, une opération « identique » à celle qui s’est déroulée en-dessous de la gare, l’an dernier, où plusieurs SDF avaient été délogés et dirigés vers des hébergements d’urgence. Hormis ce sujet, Florent Montillot pointe des « problèmes de consommation d’alcool autour des bars de nuit » dans le centre-ville. « Bref, en résumé, davantage de questions liées à la tranquillité publique plutôt qu’à la sécurité publique », insiste-t-il. Une manière de dire que depuis deux ans qu’ils sont revenus aux affaires, Florent Montillot et Serge Grouard auraient déjà rétabli une situation qui battait de l’aile à la fin du mandat Carré, et dont ils ont abondamment parlé pour remporter les élections municipales, en 2020. 

ASELQO : « tout se passe très bien ! »

C’est la déclaration assez surprenante faite par Florent Montillot quand lui est soumise la situation de l’ASELQO, laquelle avait perdu, au moment où nous avons réalisé cette interview (le jeudi 27 janvier, ndlr) à la fois sa directrice, son directeur des ressources humaines et son président, le tout en moins d’une semaine ! « Le président de l’Aselqo avait mis un terme à la période d’essai de la directrice », nous indiquait alors Florent Montillot, avant que l’on apprenne, le lendemain, que celle-ci revenait finalement aux affaires ! « C’est un dossier passionnant », nous lançait également, sans rire, l’élu orléanais, réservant ses explications publiques sur le sujet au conseil municipal du 3 février. « Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation, consentait à dire la semaine dernière Florent Montillot, car c’est un sujet d’importance, qui touche l’humain et des milliers d’habitants. Une chose est sûre : avec toutes ces histoires de primes, de surprimes, d’audit… nous allons entrer dans une quatrième dimension (sic) ». Pour le coup, c’est déjà fait. 

Groues : pourquoi s’obstiner ?

Fin 2020, c’est Florent Montillot qui, en plein conseil municipal d’Orléans, avait relancé le dossier de l’implantation d’une Structure d’Accompagnement à la Sortie (SAS) prévue dans le quartier des Groues. Pour le premier maire-adjoint, pas question, alors, d’installer une structure pénitentiaire à cet endroit, fléché pendant la campagne électorale par les Orléanais au Cœur pour y installer une ferme solaire. Le terrain appartient désormais à l’État ? Pas grave. Florent Montillot avance que les travaux de raccordement se jouent à la Métropole : une façon de mettre la pression sur l’État. Dernier épisode en date de ce dossier : la semaine dernière, La République du Centre révèle que la Métropole est mise en demeure d’effectuer ses travaux. La Ville d’Orléans et la Métropole vont-elles céder ? Mais surtout, pourquoi une telle obstination à vouloir déménager la construction de cette SAS, que Serge Grouard et Florent Montillot rêvent de voir s’ériger à proximité du grand Centre Pénitentiaire d’Orléans-Saran (CPOS) ? « Mais parce que cette SAS qu’on nous avait promise en conseil de métropole n’en est plus une, mais qu’il s’agit bel et bien d’une deuxième prison, répond Florent Montillot. Juridiquement, nous sommes dans un « dol » et dans une trahison au niveau de l’engagement pris initialement. De plus, il y a eu un choix stratégique de faire des Groues un éco-quartier. Avez-vous d’ailleurs un autre exemple, en France, d’un éco-quartier avec une prison ? C’est pourquoi nous avons proposé cette solution de repli à côté du CPOS, qui n’est pas plus à Orléans qu’à Saran. À proximité, vous avez 4,5 ha qui appartiennent à l’État, contre 1,5 ha aux Groues ! Nous avons envoyé à l’automne un courrier à Jean Castex, qui nous a répondu qu’il avait transmis à son Garde de Sceaux. Depuis, plus rien. »

« Le pilote, c’est Serge Grouard »

Entre septembre 2020 et octobre 2021, c’est la petite musique qui a parcouru Orléans : le vrai chef opérationnel de la mairie, c’était Florent Montillot, tandis que Serge Grouard était à l’époque suspecté de courir un peu trop les plateaux télé et de nourrir des ambitions nationales. En avril dernier, l’élu écologiste Jean-Philippe Grand disait ainsi, dans une interview à La Rep’ : « c’est Florent Montillot qui gère la mairie, pas Serge Grouard ! » Depuis l’élection du maire d’Orléans à la présidencede la Métropole, en octobre dernier, mais aussi depuis la défaite de Michel Barnier au congrès des LR, cette rumeur est un peu moins vivace. Il n’empêche : vu l’ensemble de ses délégations et des dossiers dont il s’est accaparé, Florent Montillot est-il, aujourd’hui, un peu plus qu’un (premier) maire-adjoint ? « Vous demanderez au maire, répond-il d’abord. En tout cas, Serge Grouard me fait une totale confiance, nous sommes liés comme les doigts de la main. Mais il y a un pilote dans l’avion, c’est Serge Grouard, et moi, je suis son copilote ». À plus de 70 ans, Florent Montillot fonce toujours. Cela peut agacer, mais tout le monde, même ses adversaires les plus acharnés, lui reconnaissent au moins une qualité : sa capacité de travail. « Je ne m’écoute pas trop, je n’ai pas le temps de me poser des questions, poursuit-il. Je ne suis pas une poule mouillée, je ne suis pas en sucre ». Sur les ressorts politiques et personnels qui l’animent, il affirme qu’il n’a « pas d’ego » : « Mon ambition n’est pas qu’on parle de moi, parce que je n’ai pas besoin d’honneur. On me dit : « présente-toi aux législatives, tu seras élu ». Mais ça ne m’intéresse pas ! Le Parlement ne sert plus à rien depuis que Jupiter décide de tout. Moi, je veux rendre à Orléans ce qu’Orléans m’a donné ; qu’elle devienne un « hub », « the place to be ». Et qu’elle soit aussi un territoire résilient et modèle ».

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