Le cinéma… dans sa voiture !

Alors que les salles obscures ont rouvert le 22 juin dernier, les cinémas Cap’Ciné, à Blois, ont relancé un concept jusqu’ici oublié sur le territoire français : le drive-in, ou cinéma plein air depuis la banquette de sa voiture...
Charly Colin
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Né aux États-Unis dans les années 1930 et mis en lumière dans de nombreux films américains, le drive-in – ou ciné-parc – traverse l’Atlantique à la fin des années 1960. Si le format, déjà bien ancré chez nos voisins européens, peine à s’installer dans l’Hexagone, il prend tout son sens à l’heure où les distanciations physiques sont de rigueur. De nombreuses villes françaises, à l’instar de Blois, n’ont pas hésité à relancer ce concept. 

Le plus grand drive-in de France

En tant que cinéma indépendant depuis une vingtaine d’années, l’établissement Cap’Ciné, à Blois, n’a pas chômé durant le confinement. Travaillant depuis plusieurs semaines à la mise en place d’un cinéma en plein air dans la capitale du Loir-et-Cher, l’équipe blésoise a rapidement été confrontée à un écueil majeur : trouver un lieu adapté et disposant d’assez d’espace pour respecter les règles de distanciation physique. Mais l’appel de Nicolas Perruchot, président du Conseil départemental du Loir-et-Cher, a changé la donne. « Il nous a proposé la même idée de cinéma drive-in et, dans le même temps, la possibilité d’utiliser la zone évènementielle de l’aérodrome Blois-Le Breuil, souligne Sébastien Vansteene, le directeur de Cap’Ciné. Ce projet n’aurait tout simplement pas pu voir le jour sans l’aide du conseil départemental ». Avec sa capacité d’accueil de 250 voitures, pour un maximum de 900 personnes, l’espace fait figure de plus grand cinéma plein-air de France. Les emplacements mesurent 3,40 m x 5 m et permettent de sortir de son véhicule tout en respectant un espace minimum avec les autres spectateurs.

Condition sine qua non au bon déroulement de l’activité, la mise en place de mesures sanitaires est au cœur des projections quotidiennes à l’aérodrome. Mais ce n’est pas ce qui a été le plus compliqué à gérer. « On dispose du matériel, mais également du réseau électrique et sanitaire de la zone événementielle, ce qui est pratique, confie Sébastien Vansteene. En revanche, c’est la partie administrative qui s’est avérée la plus longue. Nous devions obtenir l’autorisation auprès de la Préfecture, du CNC (Centre National du Cinéma, ndlr), et du CSA (Centre Supérieur de l’Audiovisuel, ndlr), notamment pour la fréquence radio ». Car, pour le son, il suffit d’allumer son autoradio sur la fréquence FM 103.1, laquelle passe la bande sonore des films, qui est également diffusée via deux grandes enceintes de part et d’autre du grand écran de 111 m². Si, finalement, les salles de cinéma ont réouvert plus tôt que prévu, l’initiative  blésoise plaît et attire une clientèle différente de celle que l’on trouve dans les salles ordinaires. « Cela permet de proposer une offre culturelle différente, avec notamment une programmation assez variée, déclare le directeur. Je pense que c’est plus le concept en lui-même qui attire les gens. » En somme, un bon moyen de patienter avant la reprise des événements culturels.

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