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Roraïma, ascension musicale

Roraïma, ascension musicale

Roraïma est le nouveau groupe de trip hop électro orléanais qui monte. Quand bien même la crise sanitaire a modifié leur calendrier de concerts prévus cet été, Baptiste et Florian, à la base de ce projet musical, sont persuadés qu’ils sont en train de passer à la vitesse supérieure.
Ambre Blanes
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Baptiste et Florian, deux trentenaires loirétains, se sont rencontrés dans le monde de la musique. Le premier était ingénieur du son au Bouillon, à La Source ; le deuxième travaillait aussi sur les concerts. Lorsqu’ils avaient fini les balances des groupes ou qu’ils avaient une heure à tuer, ils faisaient un peu de musique avec le matériel qu’ils avaient à disposition, histoire de passer le temps. De fil en aiguille, ils se sont dit qu’ils tenaient quelque chose : Roraïma s’est alors formé de manière empirique fin 2015, dans les coulisses d’une salle de concert locale, entre un batteur à l’univers plutôt rock et un beatmaker vibrant plutôt pour sa part pour le rap et le hip hop. Ensemble, ils ont tripé sur un son nouveau : un mélange d’instru hip hop et de sons trip hop amenés par les caisses et cymbales de la batterie.

Roraïma s’est ensuite fait remarquer en 2018 grâce à l’originalité de son projet lors de sa sélection par le « Propulsant départemental », un dispositif du pôle ressource régional FRACA-MA (Fédération Régionale des Acteurs Culturels et Associatifs – Musiques Actuelles), visant à aider le développement d’artistes dont l’antenne émet des sons depuis les salles de l’Astrolabe et Polysonik. Roraïma était en effet entré en résidence en 2016 à l’Astrolabe, en compagnie du guitariste d’EZ3chiel. Après quelques dates, le groupe a sorti en mai 2018 son premier EP, intitulé 2810. « C’est un peu le fruit du hasard que 2810 soit l’anagramme de 2018, s’amuse Baptiste. 2810, c’est l’altitude à laquelle culmine Roraïma, la montagne sur laquelle se situe la frontière entre le Venezuela et le Brésil ». Aucun des deux artistes n’a d’histoire personnelle avec ladite montagne mais le nom, attribué à un sample, leur a tout de suite parlé lorsqu’ils ont cherché leur identité.

En 2019, le duo s’est produit lors du festival Terres du Son (Monts, Touraine) et à l’Astrolabe, en première partie de High Tone, un groupe lyonnais d’ethno-dub. Le 3 avril dernier, pendant le confinement, le clip de leur dernier single, B (réalisé par Aaron Benjamin, un vidéaste orléanais), a été révélé sur YouTube. « On avait déjà sorti deux clips, que nous avions jusque-là faits nous-mêmes grâce à nos connaissances du milieu, explique Baptiste. Mais cette fois-ci, on a laissé la main au réalisateur qui a écrit le script. C’est un nouveau cap pour nous : on sent qu’on passe à la vitesse supérieure ! » Leur prochain EP, dont le nom n’est pas encore connu, sortira en septembre si l’occasion leur est donnée de se produire dans quelques lieux à ce moment-là. Dans la métropole, leurs dates prévues en juin au Loire Art Show et au festival du Grand U ont malheureusement été annulées. Ce n’est que partie remise…

En savoir plus

Informations sur Facebook et Instragram Roraïma ou sur www.helium-4.com/roraima.
Roraïma devait se produire en septembre à La Sardine. Pour l’instant, aucune nouvelle de la guinguette bien connue des Orléanais ne permet d’infirmer ou de confirmer cette éventualité…

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