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MOBE : c’est pour pâques !
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MOBE : c’est pour pâques !

MOBE : c’est pour pâques !

Sauf contre-ordre sanitaire, le MOBE se prépare à ouvrir ses portes pour les vacances de Pâques. Les collections sont en cours d'installation dans ce muséum nouvelle version. Suivez-le guide ! 
Gaëla Messerli
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Dernière ligne droite pour le très attendu MOBE ! Après un chantier qui a pris du retard avec la Covid-19 (plus de deux mois, car les corps de métier ne pouvaient travailler ensemble comme en conditions normales, ndlr), les travaux sont enfin terminés. Les œuvres sont actuellement en cours de soclage par une équipe d’experts venant de la région parisienne « afin qu’elles soient le plus valorisées et en lien avec le discours scientifique, explique Cécile Rémy, la cheffe de projet. Pour le public, ce sera un changement, car le MOBE ne sera plus le muséum d’avant où l’on enchaînait collections après collections. » En parallèle, dans le cadre du projet, de nouvelles réserves, qui ont été installées afin de préserver les collections dans de bonnes conditions hygrométriques, doivent être réintégrées. Pour cela, une bulle d’anoxie, sans oxygène, permet en amont d’éradiquer d’éventuelles petites larves et d’éviter de futures infestations.

Exit les aquariums dans cette métamorphose du Muséum devenu « Muséum d’Orléans pour la Biodiversité et l’Environnement ». Cependant, on trouvera encore du vivant au MOBE avec la serre tempérée qui fera place au végétal de notre région, mais aussi grâce à la présence d’une fourmilière. Si, pour l’heure, la serre, visible de la rue en façade peut sembler bien nue, les équipes du MOBE assurent que ce spectacle est normal, car il s’agit d’essences locales ou acclimatées qui suivent le rythme des saisons et ont besoin de temps pour pousser. « Les visiteurs ne verront pas, de toute façon, une forêt tropicale, rappelle Cécile Rémy. Néanmoins, nous réfléchissons, comme il y a des plantes grimpantes, à en ajouter d’autres. » Peut-être que quelques fougères viendront rejoindre la serre, mais il ne faudra pas, par exemple, imaginer y trouver un bananier…

Un peu de vivant ?

Pour commencer sa visite, le visiteur se penchera au premier étage sur la question de la biodiversité. « Il ne s’agira pas seulement des oiseaux ; on pourra aussi s’intéresser au sol, au substrat… Pareillement, à cet étage, on ne découvrira pas seulement des collections, mais aussi des outils multimédia, des films, des jeux ainsi que des dispositifs de manipulation avec des éléments que l’on touche », explique Cécile Rémy (certains dispositifs seront peut-être inaccessibles dans un premier temps si la situation sanitaire actuelle perdure, ndlr).

Un tiers-lieu au musée

Au troisième étage, le public se plongera dans la découverte des milieux et paysages : comment se forment-ils et évoluent-ils avec l’intervention de l’Homme ? Des paysages locaux serviront à illustrer ce propos au niveau de la Loire, de la Sologne, de la Beauce, « mais aussi de la ville. » Le quatrième étage aura quant à lui une vocation de tiers-lieu et sera gratuit. « Il permettra de s’interroger sur le « comment j’agis » et d’aborder la question des ressources naturelles, précise la cheffe de projet. On pourra aussi y accueillir des expositions de nos partenaires. » La sortie quant à elle se fera par la serre. À noter que le quatrième étage sera aussi un lieu de conférences et d’ateliers pour les scolaires, les enfants, mais aussi les adultes. Pour ce qui est d’un café, il y aura la possibilité de prendre une boisson chaude et de grignoter, mais pas de véritable cafétéria. « On peut imaginer une offre en lien avec des partenaires, prévient Cécile Rémy. Par contre, dans nos distributeurs comme en boutique à l’entrée, nous serons vigilants dans ce que nous proposerons. » En clair, pas de made in China et de Coca, mais des produits plus durables et locaux.

Une fois cette visite bouclée, une question se pose : quid du troisième étage ? Celui-ci accueillera les expositions temporaires. Cependant, pour l’ouverture, il n’y en aura pas. « Il faut que les gens prennent le temps de redécouvrir le muséum », justifie Cécile Rémy. 

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