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Notre-Père qui êtes sociaux !

Notre-Père qui êtes sociaux !

Avec le confinement, la communauté catholique a fortement investi les réseaux sociaux, diffusant par exemple des messes sur le Net. Une alternative qui se poursuit encore, malgré le retour des célébrations dans les églises. Rencontre avec le Père Gilles Rousselet, curé du groupement paroissial Rives de Loire.
G.M
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À Saint-Marceau, le Père Gilles Rousselet a été bien inspiré, « il y a deux ou trois ans », en investissant dans une « petite régie (qu’il avait fait) venir des États-Unis pour diffuser des célébrations importantes. » Avec le Covid-19, son installation lui a permis de diffuser la messe à ses paroissiens, mais aussi de proposer « des temps pour toutes les tranches d’âge. Nous proposons notamment un moment pour les jeunes enfants grâce à des interviews avec les marionnettes Lydie et Timothée. Cela n’a pas intéressé seulement les familles : j’ai aussi eu des retours positifs de résidents en EHPAD ! », explique ce membre d’une communauté eudiste, dont le fondateur a, rappelons-le, échappé deux fois à… la peste ! Un bon patronage, visiblement, car durant le confinement, il n’y a pas eu de cas de Covid-19 chez les eudistes orléanais…

Mais le dynamique curé du groupement paroissial Rives de Loire ne s’est pas contenté de filmer la messe, il a aussi fait participer ses paroissiens aux célébrations, en les poussant par exemple à se filmer. « Nous leur avons également fait visiter des endroits qu’ils ne connaissaient pas ou peu, comme le clocher de l’église ou le toit de la maison Saint-Jean. » De quoi pousser l’homme d’église à réfléchir à l’utilisation de cette technologie, « qui doit rester un outil au service de la pastorale. Cela a récemment permis de retransmettre les obsèques d’un monsieur d’origine vietnamienne, dont la famille ne pouvait pas venir. Aujourd’hui, il faut se dire que tout le monde n’est pas encore déconfiné. Il y aura une période de transition. » 

« Aujourd’hui, les églises sont pleines ! » 

Dès le lendemain de la parution du décret autorisant le retour des paroissiens dans les églises, le Père Gilles Rousselet a cependant pu de nouveau accueillir les fidèles. « Nous nous étions préparés au départ pour la Pentecôte, explique-t-il. Et aujourd’hui, les églises sont pleines ! » Car Covid-19 oblige, ce ne sont plus 700 places que compte l’église de Saint-Marceau pour respecter les distances, mais 250. Le port du masque y est obligatoire. « Il y a un service qui distribue du gel hydroalcoolique au moment de l’accueil, un autre de nettoyage des bancs… » De même pour les rendez-vous et la confession, le prêtre dispose désormais d’une vitre afin de pouvoir converser sans risque avec les personnes qu’il reçoit. De nouveaux rituels sont ainsi mis en place, mais il y a surtout, de l’avis du Père Rousselet, « une vraie joie de se retrouver. » 

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