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« Nous sommes en guerre », répète Emmanuel Macron, qui n’utilise pas le terme de « confinement »

« Nous sommes en guerre », répète Emmanuel Macron, qui n’utilise pas le terme de « confinement »

Ce lundi, Emmanuel Macron a annoncé de nouvelles mesures pour limiter la propagation du Covid-19 en France. Mais pas de « confinement » au sens strict du terme. Il a toutefois précisé les « trajets nécessaires » qui seront autorisés et contrôlés par les forces de l’ordre.
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« Nous sommes en guerre ». Cette phrase, Emmanuel Macron l’a répétée six fois au cours de son allocution de lundi soir. Façon de dire aux Français que la situation était grave, mais pas désespérée. « Ne cédons pas à la panique », a également rabâché plusieurs fois le chef de l’Etat, qui s’est élevé contre une autre forme de maladie insidieuse : la propagation de fake news, lesquelles se sont multipliées tout au long de la journée : étaient notamment question, sur les réseaux sociaux, de « confinement », de « couvre-feu » et de militaires déployés pour assurer ce dernier. Ces « infos » se sont révélées fausses. D’ailleurs, dans son discours, Emmanuel Macron n’a lui-même jamais utilisé le terme de « confinement », mais a par contre évoqué le nouveau lot de mesures qui seront appliquées pour une durée de 15 jours à partir de demain midi et précisées par le Gouvernement dans la journée de mardi.

« Toute infraction à ces règles sera sanctionnée »

Parmi elles, la limitation « au maximum » des « contacts au-delà du foyer ». Le chef de l’Etat a également précisé les « trajets nécessaires » qui seront soumis à la surveillance des policiers : « pour aller faire ses courses, pour se soigner et pour aller travailler quand le travail à distance n’est pas possible ». « Toute infraction à ces règles sera sanctionnée », a rappelé le président de la République, qui a vu, ce week-end, trop de Français contrevenir aux règles qui avaient été édictées samedi dernier par Edouard Philippe. « Certains d’entre vous ont fait comme si la vie n’avait pas changé, a déclaré Emmanuel Macron. Non seulement, vous ne vous protégez pas vous, mais vous ne protégez pas les autres (…) J’en appelle à votre sens des responsabilités. »

Autre information livrée par le Président : le second tour des élections municipales sera reporté. À quelle date ? Plus tôt dans la journée, la date du 21 juin avait été évoquée. On devrait en savoir plus dans les prochaines heures. « Toutes les réformes sont suspendues, à commencer par la réforme des retraites », a aussi fait savoir Emmanuel Macron, qui a en outre indiqué qu’à partir de demain midi, les frontières de l’Union européenne seraient fermées et que les voyages seraient suspendus entre l’UE et le reste du monde pour une durée de 30 jours. « Mais les Français qui sont à l’étranger et qui veulent rentrer chez eux pourront le faire ».

« Beaucoup de certitudes sont balayées »

Tout en assurant le personnel soignant de l’accompagnement de l’Etat, et en louant leur travail, Emmanuel Macron a aussi rappelé qu’il ne fallait plus appeler le 15 lorsque chacun croyait ressentir des premiers symptômes, mais les médecins traitants.

Sur le volet économique de la crise, « aucune entreprise, quelle que soit sa taille, ne sera livré au risque de faillite », a martelé le chef de l’Etat, en égrainant les dispositifs de report de charges fiscales et sociales. Un fonds de solidarité sera aussi créé et abondé par l’Etat à disposition des entrepreneurs ; fonds que les Régions sont appelées à alimenter. « Nous serons au rendez-vous pour que l’économie soit préservée », a résumé Emmanuel Macron, qui s’est enfin posé en rassembleur de la Nation et a assuré qu’il s’adresserait « régulièrement » aux Français durant toute la durée de la crise. Le Président a d’ailleurs appelé ses concitoyens à « retrouver le sens de l’essentiel » durant ce laps de temps, à travers la culture et l’éducation. Comme jeudi dernier, il s’est enfin tourné vers le proche avenir et des jours meilleurs, en promettant des changements : « beaucoup de certitudes sont balayées. Le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant (…). Je saurai en tirer toutes les conséquences. »

Une réponse

  1. Bonsoir
    Monsieur Emmanel Macron est a mon sens pas assez directif. Il nous parle de cofinement mais en ce qui concerne le travail c est au patron de prendre la decision si ses employes viennent travailler ou pas. Pour arrêter la propagation de ce virus il faut un vrai cofinement c est a dire tout le monde a la maison sauf les secteurs d activite comme la sante, l energie…

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